Tuerie de Floride: les survivants manifesteront fin mars à Washington

Lors d'un rassemblement une lycéenne a crié à Donald Trump

Tuerie de Floride: les leaders lycéens pris pour cible par la droite dure américaine

Elle appelle les lycéens à déserter les classes le 20 avril prochain et à manifester pour marquer le 19e anniversaire de la tuerie de Columbine.

" Vous savez, nous marchons parce qu'il ne s'agit pas que d'écoles, mais aussi de cinémas, de concerts, de discothèques", a déclaré Alex Wind, un élève, interrogé sur NBC. Selon l'organisation Gun Violence Archive, rien qu'en 2017, près de 15 600 personnes ont été tuées par arme à feu aux États-Unis. Même si elle ne l'obtient pas, la sénatrice espère organiser un vote, " pour marquer les mémoires ".

"Chaque homme politique des deux bords qui reçoit de l'argent de la NRA est responsable de ce type d'évènement", a-t-il affirmé, dénonçant le fait que "la NRA défend et fait la promotion de cette culture des armes". En effet, ces liens bloquent un renforcement de la législation au Congrès, puisque la NRA s'est toujours basée sur le droit de posséder et de porter une arme.

L'objectif est de "créer une nouvelle normalité où ce serait considéré comme une honte pour les hommes politiques d'accepter l'argent de la NRA", a ajouté Cameron Kasky.

Une autre élève, Emma Gonzalez, a appelé tous les étudiants américains à s'impliquer dans cette cause. C'est ce que dénonce Emma Gonzalez, une lycéenne qui a survécu au massacre et qui blâme le président américain, Donald Trump, dans une vidéo où la jeune fille mentionne les 30 millions de dollars versés par la National Rifle Association pour soutenir la politique de Trump et inversement.

La résistance au contrôle des armes est forte dans le camp républicain mais aussi chez certains démocrates, a admis sur CNN le parlementaire démocrate Adam Schiff, assurant qu'il était temps que le Congrès "se bouge et fasse ce que le pays lui demande: ignorer la NRA et prendre la bonne décision".

Mais le gouverneur républicain de l'Ohio John Kasich a douté de la volonté réelle des parlementaires à s'engager dans une réforme de fond, suggérant des changements spécifiques comme le contrôle plus strict des antécédents des acheteurs.

Pour l'heure, ce quelque chose se résume à la très vague et très insuffisante promesse de Donald Trump d'interdire les "bump stocks ", ces mécanismes qui permettent de transformer un fusil en mitraillette. Il vient en tout cas mettre en évidence le fossé qui sépare la droite américaine de la majorité de la population, dont on sait depuis longtemps qu'elle trouve absurde que l'accès aux armes soit si mal encadré.

D'autres veulent au contraire plus d'armes.

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