Un accord de paix, après dix ans de guerre — Camembert

Un employé examine un camembert à Isigny-sur Mer le 4 avril 2014

Un employé examine un camembert à Isigny-sur Mer le 4 avril 2014

Vers la fin de la "gué-guerre du Camembert" en Normandie. Les partisans du camembert de Normandie AOP et ceux du camembert fabriqué en Normandie sont enfin parvenus à se mettre d'accord sur un futur cahier des charges commun qui permettra plus de lisibilité à partir de 2021.

Les camemberts AOP doivent respecter un cahier des charges strict comprenant notamment l'obligation d'avoir un camembert fabriqué avec du lait cru provenant à 50% de vaches normandes sur une aire géographique déterminée. Un terme essentiel pour les petits producteurs car il défend les valeurs auxquelles ils sont attachés: du lait exclusivement issu de vaches de race normande, nourries principalement à l'herbe et sans OGM.

Il s'agissait du poids lourd du secteur, avec quelque 60 000 tonnes par an. Lait pasteurisé qu'ils vont pouvoir continuer à utiliser puisqu'à l'occasion de cet accord, les détenteurs de l'AOP ont acceptés en contrepartie de l'uniformisation de l'appellation que le camembert de Normandie puisse être fabriqué avec un tel lait.

Objectif de la manœuvre: valoriser la production des producteurs. "Avec cette décision, 9 camemberts AOP sur 10 vont être pasteurisés et industriels, fabriqués à la chaîne comme de vulgaires produits", fustige l'association.

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