Des gendarmes vont répondre aux internautes sur Facebook

Basée à Rennes la brigade du numérique est composée de 19 sous-officiers sous le commandement du capitaine Patrice Georget

Tout savoir sur la nouvelle brigade numérique de la gendarmerie

Lancée officiellement ce mardi 27 février par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, cette nouvelle force de gendarmerie entièrement connectée est l'une des déclinaisons de la police de sécurité du quotidien.

Accueilli par Pierre Soubelet, préfet des Hauts-de-Seine et le général de corps d'armée Christian Rodriguez, major général de la gendarmerie nationale, Gérard Collomb a inauguré la brigade numérique en participant à des échanges avec des internautes via les réseaux sociaux: messenger (Facebook) et Twitter. C'est désormais possible grâce à la brigade numérique (BNum) de la gendarmerie nationale, chargée de renforcer le contact avec une population de plus en plus connectée.

Elle ne se substitue donc pas au 17 ou au 112 qui restent les seuls et uniques numéros à composer en cas d'urgence.

Les gendarmes numériques sont installés dans une caserne à Rennes, et ils ont trois missions: prévenir, orienter, et renseigner les citoyens.

Cette brigade permettra aussi "un meilleur accueil des victimes", a expliqué mardi à la presse le ministre, "plutôt que de devoir subir de longues files d'attente, la personne se verra proposer un rendez-vous". Son objectif est de répondre aux demandes des citoyens en moins de 24 heures, et ce peu importe la provenance des messages.

Uniquement par écrit, ils vont par exemple répondre à des questions sur le code de la route, faire de la prévention contre les cambriolages ou orienter vers le site internet permettant de déposer une pré-plainte en ligne. Leurs services seront accessibles par tablettes, smartphones et ordinateurs. Une foire aux questions de 600 entrées a par ailleurs été mise en ligne sur le site de la gendarmerie pour faciliter leur travail. Avec cette nouvelle brigade, qui démarre à titre expérimental, la France emboîte le pas aux Pays-Bas et à Londres, qui ont déjà engagé des actions similaires pour transformer la relation à l'usager. "Il n'y a pas de limite, c'est planétaire", déclare le capitaine Patrice Georget, commandant de la BNum, en ajoutant: "si un ressortissant français à Melbourne (Australie) veut nous contacter, il peut le faire".

Mais on peut aussi rentrer en contact avec ces gendarmes 2.0 pour leur poser une question relative à la sécurité du quotidien, ou encore pour demander une procuration.

Dernières nouvelles