L'addiction aux jeux vidéo, une maladie ? Les éditeurs se mobilisent contre l'OMS

L'addiction aux jeux vidéo une maladie ? Les éditeurs s'opposent à l'OMS

Addiction aux jeux vidéo : des éditeurs s'élèvent contre l'OMS

Laissons derrière nous les cercles consanguins ainsi que leurs débats stériles et biaisés sur les dangers des jeux vidéo, qui poussent quelques associations françaises et familiales à crier au loup, pour nous concentrer sur une échelle un peu plus préoccupante, le globe. Les éditeurs de jeux vidéo ont appelé ce jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à revenir sur sa décision de classer en juin " l'addiction au jeu vidéo " dans la onzième liste de la classification internationale des maladies (CIM).

Cet appel des éditeurs rassemble également les représentants du secteur aux États-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

"L'opposition mondiale à la classification controversée et non démontrée de l'OMS du 'trouble du jeu vidéo' continue de s'étendre". Le processus de l'OMS manque de transparence et de soutien scientifique objectif.

Selon l'organisme, le " trouble du jeu vidéo " se caractériserait par un comportement anormal lié aux jeux vidéo, dont la place dans la vie de l'individu grandit au détriment de ses autres activités. Pour les experts de l'organisation, un individu affichant une addiction anormale au jeu pendant au moins un an souffre de ce trouble. "Nous insistons sur la nécessité d'y mettre fin", relève Simon Little, directeur général de la Fédération européenne des éditeurs de jeux vidéo, dans le communiqué.

Dans la publication du " Journal of Behavioral Addictions ", titrée " Une base scientifique faible pour le trouble du jeu vidéo: restons du côté de la prudence ", 36 chercheurs s'inscrivent en faux avec les conclusions de l'OMS.

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