Chine Les dépenses militaires de Pékin en hausse

Le géant asiatique reconduit donc à l'identique son objectif de 2017, selon le texte d'un discours du premier ministre Li Keqiang, diffusé lundi 5 mars avant l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP). Mais il s'agirait en réalité d'un net ralentissement par rapport à l'an dernier, puisque la croissance - dépassant largement les prévisions gouvernementales - a finalement atteint 6,9%, tirée par des dépenses d'infrastructures, les investissements dans l'immobilier et l'amélioration de la demande internationale. Mais nettement plus que l'Arabie saoudite (77), la Russsie (61), l'Inde (53), le Royaume-Uni (51) ou encore la France (49). Par ailleurs, signe que la dépense publique sera mise sous pression, la Chine a abaissé son objectif de déficit budgétaire pour la première fois depuis 2012: à 2,6% du PIB contre 3% ces dernières années.

La transition d'une " croissance rapide " de l'économie chinoise à un " développement axé sur la qualité " passera par une croissance du PIB " d'environ 6,5 % " cette année.

Son armée est peu présente à l'international: hormis les missions de maintien de la paix de l'ONU, elle dispose de 240 hommes dans l'unique base militaire qu'elle a pour l'instant ouverte à l'étranger (en 2017 à Djibouti), et sa marine patrouille dans le golfe d'Aden pour les opérations d'escorte anti-piraterie, selon l'IISS.

En comparaison, les Etats-Unis comptent quelque 200.000 militaires déployés dans une quarantaine de pays. Selon des rumeurs insistantes, la Chine construirait également son troisième porte-avions - un seul (le "Liaoning") est actuellement en service, le deuxième en phase d'essais.

Le premier ministre a mis en garde lundi Taïwan, qui mène de facto une politique indépendante mais que Pékin considère comme faisant partie de son territoire, que la Chine continuera à promouvoir une "réunification pacifique", mais "défendra fermement la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays et ne tolérera jamais aucune tentative ou action séparatiste".

Le projet de réunifier Taïwan est l'une des priorités de Xi Jinping, estiment certains experts.

C'est dimanche justement que le président chinois se verra accorder la possibilité de rester indéfiniment aux commandes de l'Etat: le Parlement, soumis au Parti communiste chinois (PCC), validera une réforme de la Constitution en ce sens.

Dernières nouvelles