La BCE avance vers la fin de sa politique monétaire accommodante

La BCE n'évoque plus d'augmentation de ses rachats d'actifs

La BCE avance vers la fin de sa politique monétaire accommodante

S'exprimant quelques heures avant une réunion consacrée à un projet de barrières douanières sur les importations d'acier et d'aluminium aux Etats-Unis que doit tenir le président américain Donald Trump, le président de la BCE Mario raghi, a évoqué les inquiétudes suscitées par des "décisions unilatérales" qui se traduisent par une accentuation des risques pour l'économie mondiale.

Dans la foulée de cette publication, l'euro a bondi face au dollar.

'Dès lors, l'enjeu pour la BCE consiste à ajuster sa communication afin de préparer au mieux les investisseurs à la fin de son programme d'achat qui devrait selon nous intervenir fin 2018', ajoute le gérant. La démission mercredi de Gary Cohn, l'un de ses principaux conseillers économiques, n'a guère apaisé les esprits.

Le principal taux de refinancement a été laissé à zéro tandis que les banques vont continuer à payer auprès de la BCE un intérêt négatif de 0,40% pour les liquidités dont elles n'ont pas l'utilité immédiate. "Le commerce mondial va devoir s'acclimater à un élan protectionniste", a estimé mercredi Joachim Schallmayer, économiste chez DekaBank, lors d'un point presse à Francfort.

La BCE s'est montrée optimiste ces derniers mois sur la croissance en zone euro, mais l'hypothèse d'une guerre commerciale entre Washington et ses grands partenaires économiques pourrait brouiller les cartes et influer sur le cours encore très expansionniste de sa politique monétaire.

D'autant que l'évolution des prix en zone euro, pointée à 1,2% en février en rythme annuel, demeure très éloignée du niveau " proche mais légèrement inférieur " à 2% visé par l'institution.

La Fed indique une accélération "modérée" des salaires et de l'inflation.

"La BCE sera certes contrainte de préciser tôt ou tard le calendrier des mesures de sortie de sa politique monétaire ultra-accommodante, en abandonnant d'abord le " QE " puis, " bien après", en relevant ses taux.

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