Le siège régional de la BAD en Tunisie

Afrique : L'explosion démographique, un casse tête pour les gouverneurs de la Bad

La Bad préoccupée par la croissance démographique

Il s'agit du bureau régional de développement et de prestation de services pour l'Afrique du Nord et l'accord a été signé par Zied Ladhari, ministre du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale et gouverneur pour la Tunisie à la Banque africaine de développement (BAD), et Akinwumi Adesina, président de la BAD.

La décision de l'ouverture de ce bureau régional remonte au mois de juin 2016, quand le Conseil d'administration de la BAD a approuvé la proposition de mise à jour du plan de décentralisation de la Banque, laquelle proposition prévoyait la création de cinq plateformes régionales axées sur le développement, l'intégration et la prestation des services, dont une pour l'Afrique du Nord sur le territoire tunisien.

"A l'issue d'une rencontre de deux jours, ils ont toutefois reconnu que la forte progression de la population du continent, notamment sa jeunesse, est un moteur de croissance potentielle pour le monde", indique un communiqué de la BAD.

MM Ladhari et Adesina ont salué l'aboutissement de cet accord et se sont félicités de la qualité du dialogue et des échanges entre les autorités tunisiennes et la BAD tout au long du processus d'élaboration de cet accord. Ce chiffre devrait plus que doubler d'ici 2050. Selon la division de la population de l'ONU, quatre milliards (ou 36% de la population mondiale) pourraient vivre dans la région d'ici à 2100. Et d'ajouter: "La BAD accélère le développement de l'Afrique à travers ses High 5". "Si l'Afrique n'atteint pas les Objectifs de développement durable, le monde ne les atteindra pas non plus", a-t-il averti. "Nous approfondissons nos réformes, nous avons porté nos décaissements à leur plus haut niveau l'année dernière et nous mobilisons davantage de ressources pour l'Afrique". "Nous devons offrir aux jeunes des opportunités d'emploi pour les convaincre de rester ici, sur le continent", a-t-il déclaré. "Ce ne sont plus des milliards qu'elle doit mobiliser mais des trillions de dollars pour faire de l'impact", a-t-il plaidé.

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