Donald Trump bloque le rachat de Qualcom par Broadcom

Donald Trump interdit l'acquisition de Qualcomm par Broadcom

Intel serait intéressé par Broadcom

Ainsi en a décidé le président des Etats-Unis Donald Trump en signant un décret qui interdit ce rapprochement en invoquant une menace pour la sécurité nationale.

Qualcomm avait rejeté l'offre à 117 milliards de dollars (95 milliards d'euros) de Broadcom, projet qui a fait l'objet d'une enquête par le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui examine les investissements susceptibles d'avoir des implications en termes de sécurité nationale.

Le département américain du Trésor reproche à Broadcom d'avoir enfreint ses instructions en ne l'informant pas suffisamment à l'avance de l'avancement de son projet de redomiciliation aux Etats-Unis, ce qui pourrait compliquer davantage ses efforts pour acheter le spécialiste américain des puces pour smartphones Qualcomm.

Broadcom s'est dit dans un communiqué laconique "en profond désaccord avec l'idée que (l') acquisition proposée de Qualcomm soulève la moindre inquiétude en matière de sécurité nationale". Le groupe a ajouté être "en train d'examiner le décret" présidentiel. De son côté, Qualcomm a fait savoir que l'assemblée générale de ses actionnaires, prévue le 5 avril, était reprogrammée au 23 mars.

Mais, comme le souligne le groupe américain, le décret présidentiel stipule que les candidats que comptait présenter Broadcom à des postes au c.a. sont "disqualifiés".

Le CFIUS, qui se penche rarement sur les opérations de fusion-acquisition avant leur conclusion, craint notamment qu'un rachat de Qualcomm par Broadcom ne pénalise les Etats-Unis dans le déploiement de la future technologie mobile à haut débit 5G.

L'administration Trump, qui défend une feuille de route protectionniste, soupçonnait Broadcom d'agir comme paravent à des intérêts chinois. Si la fusion avait été menée à bien, elle aurait donné naissance au troisième groupe le plus important du secteur derrière Intel et le sud-coréen Samsung.

Donald Trump s'est déjà opposé l'an dernier, sur la base des recommandations du CFIUS, au rachat du fabricant américain de microprocesseurs Lattice par un groupe étatique chinois appuyé par un fonds d'investissement américain.

Le titre de Qualcomm a chuté en Bourse après l'annonce de cette décision, perdant plus de 4 % dans les échanges électroniques d'après séance vers 3 h 30 (mardi à Paris).

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