Le procès d'un fiasco policier — Tarnac

Le procès du

Sabotages : le procès du "groupe de Tarnac" s'ouvre ce mardi à Paris

A l'origine jugé pour terrorisme, le groupe de Tarnac n'est plus poursuivi que pour "association de malfaiteurs". Elles sont soupçonnées d'avoir posé des crochets pour arracher des caténaires et stopper des TGV lors de leur passage, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.

Le 11 novembre 2008, 150 policiers arrêtent à Tarnac des activistes suspectés de sabotage.

Le 9 novembre, ces actes de sabotage sont revendiqués auprès de quotidiens allemands dans un texte signé "en souvenir de Sebastian", référence à un militant antinucléaire français mort en 2004, écrasé par un train Castor de transport de déchets nucléaires. La défense dénonce un PV entaché d'erreurs. Les quatre autres prévenus doivent eux répondre de délits mineurs comme le recel de documents volés ou le refus de se soumettre à un prélèvement biologique.

En 2008, ils étaient présentés comme de dangereux terroristes "d'ultra-gauche".

"Il apparaît de plus en plus clairement que la qualification terroriste a été utilisée imprudemment", dénonçait à cette période l'ancien président français François Hollande, alors président de l'assemblée du département de Corrèze, en parlant notamment de "ratage policier" et "d'une affaire politique".

Une enquête controversée, la qualification terroriste de l'affaire abandonnée, une justice antiterroriste accusée d'être sous influence du pouvoir politique. Elle réclame un transport du tribunal sur les lieux du sabotage pour mettre en évidence des "invraisemblances".

Les avocats des prévenus ont également cité à comparaître les policiers du renseignement impliqués dans la surveillance du groupe mais ces derniers devraient témoigner anonymement à l'audience comme la loi le leur permet.

C'est portant des masques de Julien Coupat que les huit prévenus sont arrivés au tribunal ce mardi pour le premier jour de leur procès qui est prévu jusqu'au 30 mars.

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