L'OCDE relève ses prévisions pour 2018 — Croissance mondiale

Alvaro Pereira chef économiste de l'OCDE par intérim

Alvaro Pereira chef économiste de l'OCDE par intérim

Au Canada, l'OCDE prévoit une croissance de 2,2 % en 2018 et de 2 % en 2019, soit une hausse d'un dixième de point de pourcentage par rapport aux prévisions de novembre dernier.

L'augmentation du plafond des dépenses par le Congrès américain, mais surtout son importante baisse permanente de l'impôt des entreprises et ses baisses temporaires de l'impôt des particuliers, surtout des plus riches, contribueront à cette accélération de l'économie, estime l'OCDE.

Les économistes de l'OCDE ont relevé de 0,2% leurs prévisions de croissance mondiale pour 2018.

Aux États-Unis, les mesures fiscales " pourraient contribuer entre 0,5 et 0,75 point supplémentaire à la croissance du PIB en 2018 et 2019", selon l'organisation.

Au Canada, les politiques fiscales du gouvernement Trump devraient ainsi ajouter un peu moins de 0,1 point de pourcentage à la croissance cette année et presque le double l'année prochaine.

Indiquant que les changements dans les cours de devise et les fluctuations qui peuvent avoir lieu dans les prix de consommation, pourraient faire hausser la pression d'inflation en Turquie, le rapport note que la croissance économique mondiale a été de 3,7 % en 2017 avec les contributions positives de la zone euro, la Chine, la Turquie et le Brésil.

L'OCDE ne s'est pas arrêtée au cas de la renégociation de l'ALENA mardi.

Dans son évaluation économique intermédiaire, l'Organisation de coopération et de développement économiques a cependant mis en garde contre le "danger" que représente le protectionnisme, après l'annonce par le président américain Donald Trump de taxes douanières sur les importations d'acier et d'aluminium.

"Nous pensons que l'économie mondiale sort enfin de la crise financière", a déclaré le chef économiste de l'OCDE par intérim Alvaro Pereira.

" Dans ce contexte, une escalade des tensions commerciales serait dommageable pour la croissance et l'emploi".

Pour ce faire, Alvaro Pereira a appelé les gouvernements à "se reposer sur les solutions collectives " pour gérer la surproduction d'acier. Il est indispensable de préserver le système commercial fondé sur les règles de droit.

L'économie mondiale apparait en pleine santé. "S'ils font un petit peu mieux en matière d'amélioration des infrastructures et de réduction des inégalités entre les hommes et les femmes sur le marché du travail, ils se traînent lamentablement les pieds en matière d'éducation et d'amélioration de l'efficacité de leurs régimes fiscaux".

"Aujourd'hui c'est le bon moment pour réformer", a lancé M. Pereira lors de la présentation du rapport, qui invite les pays à "insuffler une nouvelle dynamique à leurs efforts".

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