La Nouvelle-Calédonie votera sur son indépendance le 4 novembre

Edouard Philippe et les membres du comité des signataires de l'Accord de Nouméa le 2 novembre 2017 à Paris

Edouard Philippe et les membres du comité des

Ce référendum sur l'accès à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie est l'aboutissement d'un processus de trente ans après les accords de Matignon, signés en 1988 et qui ont fait suite à quatre ans d'affrontements meurtriers entre indépendantistes Kanak et loyalistes Caldoches.

En dépit du " caractère historique " du texte, celui-ci n'a pas été adopté à l'unanimité par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Il a été voté par la droite indépendantiste, soit 38 voix, alors que 14 élus issus de la droite non-indépendantiste s'y sont opposés, dénonçant "la repentance coloniale " contenue, selon eux, dans l'exposé des motifs.

Les élus des Républicains Calédoniens, du Rassemblement-LR et du Mouvement populaire calédonien (MPC) ont voté contre. Ils auraient souhaité un texte plus administratif, sans rappel historique. Le texte qui accompagne la délibération ne fait aucune place à la fierté d'être français.

Malgré ce désaccord, la date du scrutin a donc été fixée par les élus locaux.

En 1998, l'accord de Nouméa a instauré une décolonisation progressive, débouchant sur une consultation sur l'indépendance. "C'est la première fois que le droit à l'autodétermination va véritablement s'exercer dans notre pays".

Au-delà du mois de mai, c'est l'Etat qui aurait pris la main et organisé d'office le référendum au plus tard en novembre 2018.

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