"le dispositif va être corrigé" annonce Edouard Philippe

CSG retraite calcul

"le dispositif va être corrigé" annonce Edouard Philippe

La hausse de la CSG, qui nourrit la colère des retraités, va être " corrigée " pour les 100 000 retraités qui se trouvent juste au-dessus du revenu fiscal de référence, fixé à 14 404 euros, annonce Edouard Philippe. "Du côté des syndicats de retraités, Michel Salingue (FGR-FP) a jugé le geste du Premier ministre "positif" et la preuve que "nos manifestations ont eu un impact".

Lorsqu'il était en campagne, Emmanuel Macron avait annoncé son intention d' augmenter la CSG des retraités de 1,7 point pour financer une baisse de cotisations sociales des actifs afin que "le travail paie". Mais pour les 60% des retraités français concernés par la mesure, soit environ 7,5 millions de personnes, la pilule ne passe pas. Le Premier ministre a assuré comprendre cette "agacement" et vouloir apporter une correction à ce dispositif.

"7,5 millions de Français sont concernés par le taux plein de CSG qui est augmenté" et "il y a 100.000 (personnes sur ces 7,5 millions) qui sont dans une zone d'interstice où, objectivement, (elles) voient une augmentation de leur CSG alors que l'addition des deux niveaux de pension les place juste au-dessus du seuil", a reconnu Edouard Philippe. D'autant que la communication du gouvernement en janvier s'est avérée ambiguë, car elle omettait de préciser que des retraités ayant des revenus annexes franchiraient les fameux seuils.

Réforme de la SNCF, réforme institutionnelle, 80km/h, hausse de la CSG... "Pour ces 100.000 Français-là, il faut corriger le dispositif, et nous le corrigerons dans la prochaine loi de finances", a-t-il indiqué, renvoyant du coup l'entrée en vigueur de cet ajustement en 2019.

Edouard Philippe a exclu que la taxe foncière puisse être à l'avenir calculée en fonction des revenus, une piste de réforme évoquée par le ministre Gérald Darmanin "qui n'est pas sur la table" dans le cadre de la remise à plat de la fiscalité locale. Pour enrayer cette désaffection, l'exécutif mise sur la suppression progressive de la taxe d'habitation. "Il admet qu'il y a des injustices mais une rectification mineure ne va pas régler le problème", a prévenu Didier Hotte (FO). Il promet aussi de se pencher sur la question de la demi-part des veuves.

Le Premier ministre n'a en revanche pas exclu le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs, jugeant que "tout est possible" tant que sont conservées "la direction et la cohérence de l'action" du gouvernement, notamment la maîtrise des finances publiques.

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