Les juifs évitent les conflits

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Belgique : Pour le président de la NV-A, la différence entre les musulmans et les juifs est que ces derniers «évitent les

Paul Magnette, bourgmestre socialiste de Charleroi, pour un débat organisé par Le Soir, s'est aussi montré très critique envers Bart de Wever: "Je trouve ça toujours hallucinant cette manière de faire des généralités".

Dans un entretien accordé dimanche à De Zondag, le président de la NV-A et bourgmestre d'Anvers Bart De Wever a affirmé que son opinion sur l'immigration n'est pas devenue plus dure au cours des années. Bart De Wever ne comprend que "l'islam soit accepté" alors que "les gauchistes de 68" ont voulu "mettre à plat le christianisme": "Ces mêmes gauchistes qui mettaient le feu aux soutiens-gorges en mai 68, embrassent maintenant le port du foulard comme un symbole d'égalité". Je n'ai encore jamais vu de juif orthodoxe à un guichet. Avec cette phrase, Bart De Wever cherche tellement le conflit qu'on dirait qu'il est musulman.

Il s'est ensuite laissé aller à une comparaison pour le moins réductrice entre musulmans et juifs: "Les juifs orthodoxes attachent aussi beaucoup d'importance aux signes extérieurs de la foi. C'est ce qui crée des tensions", a-t-il estimé. Et le ministre que vous avez entendu, c'est Jan Jambon. "Ces propos, qui ne manqueraient pas de faire sa popularité s'ils étaient tenus dans un bar PMU d'Hénin-Beaumont (fief de Marine Le Pen) sont assez surprenants chez un homme d'Etat mais bon, les Flamands sont poujadistes, c'est la différence avec les Wallons (.)". Il envidage ainsi de rester encore six ans bourgmestre à Anvers s'il est réélu. Après les élections fédérales de 2019, il n'exclut pas de "gouverner avec le PS, le PTB et ou Ecolo, tant que ces partis acceptent de coopérer dans une structure confédérale". On ramène chacun à une identité en fonction du groupe ethnique auquel il appartient. Il ferait bien d'arrêter de faire ces généralités. Et l'élu local d'ajouter: "La tactique de de Wever a toujours été de diviser, dresser les gens les uns contre les autres pour défendre le groupe social des Flamands les plus riches [.] et faire en sorte que les autres soient un peu stigmatisés".

Jan Jambon estimait pourtant le lendemain de l'interview polémique que personne dans son parti n'était "raciste". "On travaille jour et nuit avec les différentes communautés de notre pays pour mieux intégrer et pour mieux vivre ensemble".

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