Ahed Tamimi condamnée à huit mois de prison ferme

Le procès de la jeune palestinienne Ahed Tamimi ne sera pas ouvert au public

La jeune Palestinienne Ahed Tamimi aurait accepté un accord amiable

Et de rappeler qu'Ahed Tamimi a été arrêtée il y a quatre mois après avoir été filmée en train de gifler et de bousculer des soldats israéliens dans son village en Palestine.

Selon l'accord obtenu avec le procureur, le temps déjà passé en détention provisoire serait décompté des huit mois de prison.

L'adolescente palestinienne Ahed Tamimi, jugée pour avoir giflé un soldat israélien en décembre dernier, a accepté un accord avec la justice aux termes duquel elle effectuera une peine de huit mois de prison, rapporte Haaretz sur son site.

"L'avocate de Tamimi, Gaby Lasky, a déclaré que dans sa décision initiale, le juge de la cour militaire d'Ofer, Menachem Lieberman, a accordé à la défense le droit de faire appel".

Le tribunal militaire devrait se prononcer plus tard mercredi, selon l'avocate.

La cour a aussi approuvé un accord entre le procureur et la cousine d'Ahed Tamimi, Nour. Dans le cas d'Ahed, l'exposition publique est la seule défense à sa disposition et il est clair que sans elle, dans un procès à huis clos, elle ne peut pas bénéficier d'un procès équitable. Celle-ci a été condamnée à 16 jours de prison -déjà couverts par sa détention préventive- et 2.000 shekels (470 euros) d'amende pour " agression " contre un soldat israélien. Les premiers louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés par l'État hébreu.

Les soldats israéliens s'étaient déployés pour surveiller une manifestation de Palestiniens, qui a lieu chaque semaine dans ce village, pour protester contre la politique d'Israël en Cisjordanie.

Nombre d'Israéliens ont ressenti une vive amertume devant ce qui a été fortement perçu comme une humiliation pour leurs soldats.

"La convention internationale des droits de l'enfant stipule que l'emprisonnement d'un enfant doit être une mesure de " dernier ressort " et " aussi brève que possible ".

Environ 350 enfants palestiniens sont détenus par Israël, selon Amnesty International.

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