Putsch manqué au Burkina: la défense dénonce le traitement judiciaire du procès

Procès du coup d’état manqué: Les avocats de la défense dénoncent une condamnation certaine de leurs clients

Burkina : A 48 heures de la reprise du procès du putsch manqué, la défense dénonce des irrégularités

Le procès du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, qui a fait une quinzaine de morts et des blessés, a repris mercredi à Ouagadougou sur les chapeaux de roue avec des avocats de la défense qui ont fait état d'irrégularités encore non corrigées comme ils l'avaient fait à l'audience suspendue du 27 février dernier. Dans ce procès, 18 civils et 66 militaires dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés de la tentative de coup d'Etat, avaient comparu.

Parmi les accusés également, le Malien Sidi Lamine Oumar, membre du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), qui fait partie de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA).

Les avocats des accusés ne sont pas contents, et ils l'ont fait savoir dès le début de leur conférence.

Selon des sources proches du dossier, le procès pourrait s'étaler sur plusieurs semaines.

Les avocats de la défense ont évoqué, entre autres irrégularités, le décret nommant le président du Tribunal militaire. Selon lui, les accusés sont convoqués devant la chambre de première instance du tribunal militaire. Or, les magistrats devant lesquels ces mêmes accusés doivent comparaitre, ont été nommés pour occuper des fonctions dans une juridiction appelée la chambre de jugement. Ces derniers avaient claqué les portes du procès pour protester contre la légitimité de Seydou Ouédraogo, président de la chambre de la première instance chargé de connaitre de l'affaire.

" Il est établi que les juges qui nous jugeront ont été nommés par René Bagoro, lance maître Christophe Birba".

Les avocats de la défense affirment avoir soumis toutes les problèmes constatés et attendent des réponses afin que le procès prévu pour ce mercredi 21 mars se déroule bien.

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