Seïf El-Islam Kadhafi : "Nous détenons les preuves qui feront condamner Sarkozy"

Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy le 25 juillet 2017 lors d’une visite officielle à Tripoli

Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy le 25 juillet 2017 lors d’une visite officielle à Tripoli

Quant à Seif Al-Islam, fils de l'ancien dirigeant libyen Mouamer Kaddafi, il affirme détenir des preuves solides contre Sarkozy. Pour rappel, le fils de Mouammar Kadhafi était pressenti pour succéder à son père n'était la crise qui a suivi la révolte du 17 février 2011 et l'invasion de l'Otan. Cette nouvelle a été annoncée, ce lundi 19 mars, par Ayman Bouras, l'un de ses représentants.

L'annonce a été faite par l'intermédiaire d'un de ses proches depuis Tunis, où une conférence de presse a été organisée pour la circonstance. "Seif el-Islam n'aspire pas à participer à cette élection présidentielle pour prendre le pouvoir, au sens classique du terme, mais pour sauver la Libye", a déclaré d'emblée M. Bouras, repris par la chaîne d'information russe RT sur son site en version arabe.

Dans une déclaration accordée à AfricaNews, Seif Al-Islam a félicité la justice française pour l'arrestation de l'ancien président mais précise que cette arrestation intervient en retard, après 7 ans de guerre en Libye. Depuis sa libération, il a promis à maintes reprises de s'adresser, "le moment venu", directement à ses sympathisants, mais jusqu'à présent, il estime que la situation sécuritaire est telle qu'elle ne lui permet pas de s'afficher ouvertement.

Libéré de la prison de Zintan en juin 2017, le fils de Mouammar Kadhafi a signé son retour dans la vie politique libyenne.

De son côté, Khalid El-Ghuwail, l'avocat de Seïf El-Islam Kadhafi, a confié que son client déposera sa candidature dès l'ouverture des dépôts des candidatures et des listes électorales.

" Seïf El-Islam tend la main à tous ceux qui veulent du bien à la Libye, que ce soit au niveau local, régional ou international " a souligné son porte-parole. D'ailleurs, les précédentes élections de 2012 et 2014 ont vu le boycott massif des membres de ces tribus qui considéraient à juste titre n'avoir pas de candidats représentatifs de leur courant propre. A cela s'ajoute le fait que, même réclamé par la CPI de La Haye, Seïf al Islam bénéficie d'une grande popularité non seulement en Libye mais aussi dans plusieurs pays africains.

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