Des notes évoquant l'EI trouvées chez l'assaillant — Attentat en France

La prise d'otages a eu lieu dans un Super U de Trèbes dans l'Aude le 23 mars 2018

La prise d'otages a eu lieu dans un Super U de Trèbes dans l'Aude le 23 mars 2018. LA VIE A TREBES via REUTERS

Une prise d'otages s'est déroulée ce vendredi matin dans un supermarché de Trèbes (Aude).

Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées vendredi dans le sud de la France, au cours de trois attentats, revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et perpétré par un assaillant qui a agi "seul" avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Selon un témoin, il a crié "Allah Akbar" et a ouvert le feu immédiatement.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé qu'il se rendait sur place sans délai tandis que la gendarmerie a précisé à 12h45 la situation n'est "pas stabilisée".

Selon le quotidien français, le représentant des forces de l'ordre revenait d'un footing avec trois collègues quand l'individu, qui les suivait en voiture, a ouvert le feu sur le groupe. Redouane Lakdim était un homme de 25 ans, connu des services de renseignements depuis 2013. Il avait été blessé par balle à deux reprises et avait reçu plusieurs coups de couteau par l'assaillant, a expliqué une source proche de l'enquête. "Il tirait mal", a ajouté cet homme, qui a indiqué avoir fait "évacuer le personnel par derrière".

Un nouveau bilan fait état de 3 morts et deux blessés.

S " (pour Sûreté de l'État) en raison de ses liens avec la mouvance salafiste depuis 2014, Radouane Lakdim avait été un temps suivi par les autorités en raison de soupçons concernant une radicalisation mais cette surveillance n'avait pas permis de déceler de signe précurseur d'actions violentes.

Quelques minutes plus tard, vers 11H15, il a pénétré dans un supermarché de Trèbes, où se trouvaient une cinquantaine de personnes, et a tué un employé et un client. Selon les médias français, il réclamait la libération de Salah Abdeslam, l'unique suspect survivant des attentats de Paris. "L'homme qui a mené l'attaque de Trèbes (.) est un soldat de l'État islamique qui a agi en réponse à l'appel de l'organisation à viser les pays membres de la coalition internationale anti-EI", indique ainsi Amaq dans un communiqué relayé dans la presse.

La dernière attaque meurtrière en France s'était produite le 1er octobre 2017 à Marseille (sud-est). "Il est passé à l'acte brusquement".

Vers 14h30, la gendarmerie a donné ordre d'assaut au GIGN, après avoir entendu des coups de feu à travers le GSM d'un gendarme pris en otage à l'intérieur.

Ce gendarme a été grièvement blessé par balle, ainsi qu'un autre militaire lors de l'assaut, ont précisé ces sources.

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