La riposte de Nicolas Sarkozy — Financement libyen

Nicolas Sarkozy s'est battu jeudi soir sur TF1 contre les accusations le visant. Mais Ziad Takieddine a répliqué vendredi

Nicolas Sarkozy s'est battu jeudi soir sur TF1 contre les accusations le visant. Mais Ziad Takieddine a répliqué vendredi

Dans une interview accordée au Journal du dimanche, publiée ce dimanche 25 mars, Nicolas Sarkozy continue de nier ce qui lui est reproché et se présente comme victime d'une "machination honteuse".

Nicolas Sarkozy contre-attaque. L'ancien président, mis en examen pour les chefs d'accusation de "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de fonds publics libyens" dans le cadre de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, a dénoncé une "manipulation d'une ampleur inédite".

"Brice Hortefeux est mon plus vieil ami". Selon ses déclarations en garde à vue et devant les juges, révélées par Mediapart et dont Le Monde a aussi pris connaissance, l'ancien chef de l'Etat a réservé ses principales flèches à Ziad Takieddine et à Mediapart, principal média à avoir documenté les soupçons pesant sur lui. Il affirme n'avoir "aucune raison de douter" que Claude Guéant et Brice Hortefeux n'aient "jamais été mêlés au prétendu financement libyen" de sa campagne de 2007.

Jeudi soir sur TF1, il avait semblé prendre ses distances avec ces deux proches. "Pas en tant qu'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, mais en tant que Claude Guéant lui-même". Il pointe "une bande d'assassins" proche de Khadafi, puis les gens de Mediapart et leurs comparses "qui se "comportent en militants politiques" et "les affidés du régime déchu de Kadhafi, dont le plus visible est Ziad Takieddine", l'homme d'affaires franco-libanais qui assure en effet avoir agi comme intermédiaire entre Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy, convoyant de l'argent du premier vers le second".

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