L'exécutif reconnaît le mal-être des étudiants en santé

Agnès Buzyn ministre de la Santé et Frédérique Vidal ministre de l’Enseignement supérieur lors de la présentation des 15 mesures en faveur du bien être des étudiants en santé Paris le 3 avril 2018

Burn-out, dépression, suicides : quinze mesures contre la souffrance des étudiants en santé

Les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont présenté ce matin leur plan d'action pour lutter contre le mal-être des étudiants, améliorer l'encadrement et réformer le déroulement de la formation.

Alors que les étudiants de Terminale viennent de valider leurs vœux d'orientation sur la nouvelle plate-forme d'affectation Parcoursup, les ministres de la santé, Agnès Buzyn, et de l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal, ont annoncé, mardi 3 avril, quinze mesures visant à améliorer le bien-être des étudiants engagés dans un parcours de santé. Le rapport du docteur Donata Marra démontre cette situation inquiétante.

A contrario, Donata Marra montre que certaines formations protègent mieux les étudiants en santé: moins il y a de stages en milieu hospitalier, mieux c'est. Plusieurs enquêtes, du conseil national de l'Ordre des médecins et de l'Isni, ont mis à jour ces dernières années l'état de santé préoccupant des étudiants en santé.

Les résultats témoignent ainsi de troubles psychologiques plus nombreux chez les étudiants en santé que chez les jeunes de leur âge. Une "cellule nationale d'évaluation des situations exceptionnelles" doit également être mise en place pour permettre aux étudiants de changer d'orientation "en dehors des règles liées au classement à l'ECN".

Or les facteurs de ces malaises ne sont pas seulement individuels, mais aussi liés à l'organisation des études de santé.

La première série d'engagements concerne les " mesures immédiates de soutien et d'intervention ".

Un tiers des étudiants infirmiers souffrent de crises d'angoisse, 19% de dépression, 7% ont des idées suicidaires, selon la Fédération étudiante de soins infirmiers (Fnesi).

Par ailleurs, les étudiants vont évaluer systématiquement les lieux de stage, déclenchant une procédure de réexamen de l'agrément ou des conventions en cas de problème. Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont annoncé vouloir instaurer le "respect strict du repos de sécurité" et la "limitation à 48 heures du temps de travail hebdomadaire". Les cursus seront quant à eux repensés pour " sortir d'une logique de compétition ". "Des " structures régionales " seront ainsi créées pour trancher les " difficultés non résolues localement, notamment pour les internes ".

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