Le Yémen prêt à ouvrir les ports et aéroports à l'aide humanitaire

Antonio Guterres Secrétaire général des Nations Unies aux côté d’Isabelle Lovin ministre de la Coopération internationale pour le développement et le climat du gouvernement suédois lors d’un point presse sur la crise humanitaire au Yémen

Le Yémen prêt à ouvrir les ports et aéroports à l'aide humanitaire

L'ONU a annoncé avoir obtenu " plus de deux milliards de dollars " de promesses d'aides pour le Yémen sur le total de trois souhaité, lors d'une conférence d'appel aux dons organisée mardi à Genève.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est "optimiste" sur la possibilité de pourparlers directs sur le Yémen, que la Suisse est prête à accueillir. Hier à Genève, il est resté toutefois prudent alors que plus de 2 milliards de dollars ont désormais été promis pour ce pays.

Le Yémen traverse actuellement "la pire crise humanitaire dans le monde" et l'ONU a besoin, pour ses programmes d'urgence dans ce pays, de 2,96 milliards de dollars pour cette année, a déclaré le secrétaire général de l'ONU à l'ouverture de cette conférence mardi.

" Nous avons besoin d'un accès sans restriction au Yémen ainsi que d'un accès sans restriction partout à l'intérieur du Yémen", a insisté Guterres, ajoutant: " et par-dessus tout, nous avons besoin d'un processus politique sérieux pour conduire à une solution politique ".

Selon l'ONU, 8,4 millions de personnes sont au bord de la famine au Yémen, dont la population dépend en grande partie de la nourriture importée.

Il a affirmé que son gouvernement travaillait à ouvrir les ports et aéroports du pays à l'aide humanitaire.

Depuis 2014, le Yémen est en proie à un conflit armé opposant d'une part les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ex-Président Ali Abdallah Saleh, tué le 4 décembre dernier, et d'autre part les forces gouvernementales et les milices populaires loyales au Président en exercice Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite.

Concernant l'évolution du conflit, Guterres a relevé " des signes positifs permettant de penser qu'un plan d'action menant à un dialogue intra-yéménite peut être préparé afin d'aboutir à une solution politique, avec bien sûr toutes les parties impliquées dans ce conflit ".

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