Jean-Jacques Bourdin a "une pression terrible" — Interview de Macron

Mediapart justifie son choix de se plier à l'exercice de l'entretien présidentiel

Macron interviewé par Edwy Plenel : Marine Le Pen se dit «scandalisée»

Elle n'a pas mâché ses mots.

Après ce journal au cœur de la France des campagnes, qui s'adressera à un public plutôt provincial et âgé, le président enfoncera le clou dimanche soir avec une interview simultanée de deux heures, à 20 h 35, avec Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, sur BFMTV, RMC et le site Mediapart. Sous pseudonyme, le journaliste avait appelé à défendre "inconditionnellement" les militants de Septembre Noir, l'organisation terroriste palestinienne qui venait d'assassiner onze athlètes israéliens lors des Jeux Olympiques de Munich.

Exhumés pour la première fois en 2008, ces propos ont récemment refait surface à la faveur d'un "fact checking" de Libération .

"C'est un homme qui a justifié et défendu un acte terroriste ignoble. Mais je refuse l'intimidation qui consiste à taxer d'antisémite toute critique de la politique de l'Etat d'Israël", avait expliqué le journaliste. Et pour une autre encore: "comment un journal comme Mediapart, qui dénonce avec constance le présidentialisme et le fonctionnement de la Ve République, peut-il se plier à cet exercice convenu de l'interview présidentielle, symbole par excellence de la dérive monarchique du pouvoir?" "Il réitérerait ses propos aujourd'hui, il serait traîné devant le tribunal correctionnel - à juste titre! - pour incitation et défense du terrorisme", a-t-elle poursuivi, regrettant que l'on aille "devant lui comme si c'était une autorité morale". "Ça me scandalise et ça devrait scandaliser tous les Français. Je poserai mes questions, lui les siennes et Emmanuel Macron lui, devra répondre". "Quel signal les terroristes islamistes vont-ils entendre?"

Dernières nouvelles