Les excuses du patron de Facebook devant le Sénat américain — Données piratées

Facebook n'a toujours pas contacté les utilisateurs touchés par la cueillette de données par Cambridge Analytica

Facebook n'a toujours pas contacté les utilisateurs touchés par la cueillette de données par Cambridge Analytica

Selon, lui, l'utilisateur possède un pouvoir de contrôle sur les paramètres de partage de ses publications: "À chaque fois qu'ils choisissent de partager quelque chose, ils ont un bouton à disposition, pour choisir avec qui ils souhaitent partager cette information".

Regagner la confiance de ses utilisateurs est crucial pour le groupe car son modèle économique est fondé sur l'exploitation des données personnelles, qui permettent aux annonceurs de cibler finement leurs messages publicitaires. "Cela prendra du temps pour mener à bien tous les changements nécessaires" pour limiter ces mauvais usages, a-t-il ajouté. Surpris par la question mais visiblement amusé, Mark Zuckerberg a répondu "hum, non", suscitant les rires de l'assistance.

L'élu de l'État de l'Illinois enfonce le clou: "Si vous avez contacté des gens cette semaine, aimeriez-vous nous divulguer leurs noms?". Le réseau social informe ainsi clairement ses utilisateurs si leurs données ou celles de leurs amis ont été partagées. Une photo des notes a justement été publiée et on y apprend que le patron de Facebook était prêt à tacler Apple si l'un des sénateurs l'avait lancé sur le sujet. Par exemple, le sénateur lui a demandé: "Est-ce que je peux croire tout ce que je vois (sur Facebook)?" et "Qui a accès à mes informations?".

Un sénateur a demandé au PDG de Facebook si lui-même ou un responsable de Facebook avait ou allait être interrogé par Robert Mueller, le procureur spécial qui enquête sur de possibles interférences venues de Russie destinées à peser dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

"Non", Mark Zuckerberg n'aimerait pas que tout le monde sache dans quel hôtel il séjourne. "Donc c'est une course aux armements" concernant la protection des données et la manipulation politique, a-t-il affirmé.

"L'importance de l'internet grandit dans le monde et je pense inévitable une certaine forme de régulation", a indiqué M. Zuckerberg au deuxième jour d'auditions au Congrès sur l'affaire de l'utilisation des données des membres de Facebook. C'était mon erreur et je suis désolé. "Nous n'aurions pas dû nous contenter de leur réponse", a-t-il encore concédé.

L'enjeu des auditions de Mark Zuckerberg est ni plus ni moins la fin de la période "Far West" de la Silicon Valley pendant laquelle les géants américains du numérique ont prospéré en s'affranchissant pratiquement de toute réglementation externe au nom de la gratuité de leurs services.

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