Mattis "n'exclut rien" en réponse à l'attaque chimique présumée — Syrie

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Mattis "n'exclut rien" en réponse à l'attaque chimique présumée — Syrie

Les États-Unis doivent déposer mardi un projet de résolution instituant un mécanisme d'enquête international sur le recours à des armes chimiques en Syrie, mais la Russie a jugé qu'il comprenait des "éléments inacceptables".

Le projet de texte américain - approuvé par 12 voix, deux contre (Russie et Bolivie) et une abstention (Chine) - proposait la création pour un an d'un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie. "Ce n'est pas vrai qu'on a pris en compte nos exigences" dans la négociation de ce texte, a expliqué l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia.

"Notre résolution garantissait l'indépendance d'un mécanisme d'enquête", alors que le projet russe concurrent, soumis à un vote ultérieurement, revient à choisir les enquêteurs, avait fait valoir auparavant son homologue américaine, Nikki Haley. "Suite aux événements qui se sont produits il y a quelques jours, les images épouvantables qui ont été données à voir, le président français et le président des Etats-Unis ont échangé des informations qui confirment a priori l'utilisation d'armes chimiques". "La France n'acceptera aucun mécanisme au rabais ou de façade dont l'indépendance ne serait pas garantie", a précisé le diplomate français.

Une attaque chimique présumée à Douma, le dernier bastion aux mains des rebelles dans la vaste région de la Ghouta orientale, a fait samedi 48 morts selon les Casques Blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), même si ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante. La Syrie a adhéré à ce traité en 2013, après avoir admis, sous forte pression américaine et russe, et sous la menace de frappes militaires occidentales, détenir des stocks d'armes chimiques.

Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé ce mardi que les alliés de Damas ont " une responsabilité particulière " dans l'attaque chimique présumée en Syrie.

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