Risque accru dans les zones agricoles — Maladie de Parkinson

LANCER LE DIAPORAMA

LANCER LE DIAPORAMA

À l'occasion de la journée mondiale Parkinson, une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) suggère un risque plus important de développer la maladie chez les personnes qui vivent dans des cantons agricoles.

Cette étude nationale confirme l'association entre la maladie de Parkinson et l'exposition professionnelle aux pesticides, déjà mise en évidence par plusieurs études, en analysant la base de données du Système national d'information inter-régimes de l'Assurance maladie. "90%" des pesticides "sont dédiés à l'usage agricole, avec un risque plus élevé de maladie de Parkinson de l'ordre de 10% chez les agriculteurs", souligne la neurologue Marie Vidailhet dans l'éditorial de ce numéro du BEH édité par l'agence sanitaire Santé publique France. Cela a permis de constater que l'incidence de maladie de Parkinson est plus élevée parmi les affiliés à la Mutualité sociale agricole, notamment les exploitants agricoles, que chez les affiliés aux autres régimes d'assurance maladie. L'incidence (nouveaux cas) de la maladie augmentait progressivement avec l'augmentation de la proportion de surfaces agricoles utilisées, selon l'étude.

LANCER LE DIAPORAMA
LANCER LE DIAPORAMA

Si le rôle de l'exposition des riverains aux produits phytosanitaires était démontré dans l'apparition de la maladie, alors, selon les auteurs de l'étude, le nombre de cas attribuables aux pesticides pourrait être bien plus élevé. En 2000, ils épandaient 20% des tonnages de pesticides sur le territoire français. Les agriculteurs représentent environ 5% de la population.

Dernières nouvelles