60 millions de consommateurs dénoncent tous ces "aliments qui empoisonnent"

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60 millions de consommateurs dénoncent tous ces "aliments qui empoisonnent"

Ainsi dans un flacon de ketchup de 700g, on trouve huit tomates et 22 morceaux de sucre. Ainsi, pour 20g de sucre, il y a autant de sucre que dans deux petits-beurre de la marque Lu. Non mentionné dans sa définition, les additifs - colorants, épaississants et conservateurs - sont interdits, mais un décret autorise d'ajouter au lait fermenté des arômes et, dans la limite de 30% du produit fini, "sucres et autres denrées alimentaires conférant une saveur spécifique". Quelque peu anxiogène, il vise cependant à donner des armes et des clés au consommateur en rapprochant chaque produit d'une série d'études internationales. Après avoir étudié ces produits industriels transformés comme les laitages, les produits sans gluten ou sans viande, le mensuel en profite pour dénoncer "les entourloupes des industriels lorsqu'ils bernent les consommateurs et font passer un aliment bourré d'additifs pour un produit santé". Pour la revue en revanche, il a été défini en 2009 par le département nutrition de l'université de São Paulo, au Brésil. Le nouveau système d'étiquetage Nutriscore (basé sur les cinq lettres A, B, C, D, E, et un code couleurs) est décortiqué, les différentes appellations du sucre et des édulcorants éclaircies, et une liste de 50 additifs "à proscrire", allant du E102 au E951, est établie. Cette liste a passablement énervé l'Ania, qui a rappelé que les additifs " ont d'abord été introduits pour la conservation des aliments ".

Au rayon viande, la revue dénonce le "trop de fer", qui, à forte dose, favorise l'apparition de cancers, notamment du sein pour les femmes. Alors que la réglementation interdit théoriquement l'ajout d'additifs dans les yaourts, les grandes marques en incorporent en quantité dans les mélanges de fruits qui les parfument: neuf additifs dans le yaourt Carrefour aux fruits recette crémeuse, sept dans le Taillefine aux fraises, et douze dans le panier de Yoplait nature sur fruits. Qualifiées de "bombes de graisses" les marques Trésor de Kellogg's et Extra Fruits de la même marque, les barres de céréales, et plus surprenant les pâtes feuilletées, les poêlées de légumes Bonduelle ou Picard. En résumé, la revue préconise pas plus de 500 grammes de viande rouge par semaine, soit 70 g par jour, et moins pour les femmes après 50 ans. "Le mélange de fruits sert en somme de cheval de Troie pour contourner la loi", juge les enquêteurs.

Mise en cause dans le dossier, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania, qui représente 17.000 entreprises françaises du secteur agroalimentaire), a regretté un dossier qui ne fait selon elle "qu'alimenter les peurs".

La plus grande déception vient des yaourts.

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