L'Assemblée approuve le principe de changement de statut de la SNCF

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La grève a déjà coûté « une centaine de millions d'euros » selon Guillaume Pepy

A l'ouverture des discussions, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a défendu globalement une réforme "impérative " et plaidé pour un débat " délesté des fantasmes et des contre-vérités qui le polluent", notamment sur le changement de statut qui n'est pas une privatisation.

Un quart des cheminots (24,9%) inscrits au planning lundi étaient en grève en milieu de matinée, contre 29,7% le 4 avril au deuxième jour de grève, selon les chiffres de la SNCF.

Plusieurs centaines d'employés de la SNCF et sympathisants se sont rassemblés à Paris ce lundi sur l'esplanade des Invalides, pour défendre "l'avenir du service public ferroviaire" non loin de l'Assemblée nationale, où le texte devait être examiné dès aujourd'hui.

"Cheminots en colère on va pas se laisser faire!" ou "ça va péter!", scandaient entre les explosions de pétards les manifestants, chasubles aux couleurs de leurs syndicats (CGT, Unsa, Sud, CFDT, FO) sur le dos. Avec 43 % de grévistes parmi les conducteurs, contrôleurs et aiguilleurs, le mouvement a faibli légèrement par rapport à la première séquence de la semaine dernière (48 %). Des rassemblements et défilés ont aussi eu lieu à Lyon, Lille, ou Marseille. Au grand dam de la gauche de la gauche, les députés ont donné leur aval par 74 voix contre 20 à un amendement du gouvernement qui prévoit qu'à compter du 1er janvier 2020, "la société nationale à capitaux publics SNCF et ses filiales constituent un groupe public unifié". Des paroles qui ont suscité des exclamations des députés Insoumis, rappelés à l'ordre par le vice-président Hugues Renson (LREM). Outre la fin des recrutements au statut, grévistes et partis de gauche déplorent la volonté du gouvernement de transformer la SNCF en société anonyme à capitaux publics et d'ouvrir le secteur ferroviaire à la concurrence.

C'est environ ce que coûte, pour la SNCF, une journée de grève, selon une estimation du patron du groupe ferroviaire, Guillaume Pepy, sur RMC et BFMTV.

"Pour l'instant, on est face à un mur " et les cheminots n'ont "aucun " autre choix que la grève, a répliqué le leader de la CGT, Philippe Martinez. Même son de cloche chez SUD Rail. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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