Une amende de 82 millions d'euros pour Doux, mais sera-t-elle payée ?

Le siège du groupe volailler Doux à Châteaulin

Le siège du groupe volailler Doux à Châteaulin

Le logo du volailler Doux, au siège de Châteaulin (Finistère), le 23 mars 2018.

Les ennuis s'accumulent pour le volailler Doux. Placé en liquidation judiciaire le 4 avril dernier par le tribunal de commerce de Rennes, le champion déchu des exportations de poulets, vient d'être condamné par le tribunal administratif de Rennes à payer 82 millions d'euros, pour avoir indûment perçu des aides de l'Union européenne. Doux va donc devoir rembourser 28 millions d'euros de subventions, auxquelles s'ajoutent des pénalités, pour un montant total de 82 millions d'euros.

Les autorités françaises ne partagent pas cette interprétation du droit européen.

Dans son jugement, le tribunal administratif de Rennes indique que Doux "a fait peser un risque sur les finances européennes" et "qu'aucun dispositif du règlement communautaire ne prévoit une remise des sanctions même en fonction de la situation financière de l'entreprise". L'une par le géant français LDC (Loué, Le Gaulois, Marie...), qui s'est allié avec le groupe saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, et la coopérative Terrena, actuel propriétaire du volailler breton. Le groupe est notamment victime des conséquences de la grippe aviaire mais aussi de la concurrence du Brésil ainsi que d'une parité euro-dollar défavorable sur les marchés internationaux.

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