Attaque possible "très bientôt ou pas", selon Trump — Syrie

Attaque chimique en Syrie

Attaque chimique en Syrie"Emmanuel Macron ne peut pas reculer

Le 7 avril 2017, Donald Trump était sans doute allé au plus facile.

Près d'une centaine de bus chargés de combattants et de civils se préparaient vendredi à quitter Douma, ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, où sont attendus samedi des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont rapporté les médias étatiques syriens. Mercredi, le Président a conseillé à Moscou de se préparer à une attaque américaine de missiles contre la Syrie. Après avoir provoqué une montée de tensions en demandant à la Russie mercredi de se " tenir prête " à des frappes contre son allié syrien, Donald Trump a semblé temporiser. "Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela", a écrit Donald Trump. À l'égard du régime de Bachar Al Assad, présumé auteur d'une attaque chimique près de Damas, Trump envisage de mener une campagne militaire contre Damas en propulsant des missiles. La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, l'a répété jeudi soir: "Aucune décision finale n'a été prise ".

Les chefs du Pentagone, Jim Mattis, et de la CIA, Mike Pompeo, se sont en effet également employés à dissiper toute impression d'urgence. Expulsions de dizaines de diplomates, lourdes sanctions: les relations ont déjà été bien entamées, notamment par l'affaire de l'ex-espion Sergueï Skripal empoisonné en Angleterre et les accusations d'une ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016.

La proposition suédoise d'une résolution pour une mission de désarmement chimique en Syrie n'a pas été abordée au cours de la réunion.

Jugeant la situation "très tendue", le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a dit espérer "que toutes les parties vont éviter tout acte qui ne serait en réalité en aucun cas justifié". Toutefois, au sein de la même administration, certains appellent à la prudence.

Un constat d'échec pour le président américain qui avait fait de la relance des relations avec la Russie un des grands objectifs de sa politique étrangère. Et l'imminence de frappes occidentales place la rivalité entre les deux pays à son point de bascule.

Le cabinet britannique a donné son feu vert à la première ministre Theresa May, jeudi, afin que le Royaume-Uni se joigne aux États-Unis et à la France dans la planification de possibles frappes militaires en réponse à l'attaque chimique alléguée en Syrie.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle jugé "évident" que le régime syrien disposait encore d'un arsenal chimique, tout en soulignant que Berlin ne participerait pas à des actions militaires contre Damas. "On sait que tout ce qu'ils font, c'est pour miner (.) l'engagement de l'armée qui libère les régions" tenues par la rébellion. "Personne n'a peur d'une frappe", a lancé sur un ton de défi Amal, ingénieure de 27 ans.

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