Elle touche la retraite de sa mère pendant 23 ans

Placée en garde à vue la retraitée a reconnu les faits

Placée en garde à vue la retraitée a reconnu les faits

Cela fait plus de 20 ans que la fille d'une retraitée marseillaise, elle même retraitée désormais, aurait dissimulé le décès de sa mère. 1993! Elle aurait ainsi empoché tous les mois 613 euros (402 000 FCFA) versés par la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), l'organisme en charge du versement des retraites, soit un total de 162 000 euros (103 millions FCFA) jusqu'à la découverte de l'escroquerie en 2015. Un peu troublant pour une femme âgée de 101 ans... Toutefois, la mairie a été notifiée en présence d'un officier de l'état civil. En réalité, sa mère est morte en 1993 et sa fille n'a jamais déclaré son décès. Concrètement, cela signifie que le compte en banque de la défunte - le sien ou un autre, précise La Provence - perçoit encore sa retraite.

La machine grippe, explique La Provence, quand la Carsat réexamine le dossier. Cette enquête aurait dû être menée en 1999, elle le sera finalement en 2015 suite à un oubli. Les enquêteurs tiquent d'autant plus que la prétendue centenaire ne reçoit pas de soins et n'est pas non plus sous traitements particuliers.

Au cours d'un contrôle mené par des agents de l'organisme en 2015, l'auteur des faits indique que sa mère, née en 1914, est "en vacances dans son pays d'origine au Monténégro" pour justifier de son absence du domicile familial, situé à Marseille.

La femme, originaire de Marseille (en photo), a profité de la retraite de sa mère décédée pendant 23 ans.

Voyant les ennuis se rapprocher, la retraitée tente le tout pour le tout et falsifie l'acte de décès de son beau-frère, décédé en janvier 2016, en y apposant le nom de sa mère. Cela ne passe pas: elle est placée en garde à vue par la brigade de lutte contre les fraudes, puis renvoyée au tribunal correctionnel pour dissimulation de décès, faux et usage de faux.

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