Macron a la "preuve" d'attaques chimiques — Syrie

Drapeau syrien

Sputnik. Andrei Stenin Le drapeau syrien hissé à Douma la paix revient dans la Ghouta orientale

" Nous avons la preuve " que des armes chimiques ont été utilisées par le régime syrien sur la ville rebelle de Douma, près de Damas, a assuré jeudi le président français Emmanuel Macron lors d'une interview télévisée.

Au cours d'un entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etat, " Vladimir Poutine a mis l'accent sur la nécessité de mener une enquête poussée et objective jusqu'à la conclusion de laquelle il serait judicieux de s'abstenir de toute accusation à l'encontre de qui que ce soit".

"Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace", a-t-il poursuivi, précisant qu'il était en contact étroit avec Donald Trump.

Le président américain Donald Trump, dont les tweets va-t-en-guerre de mercredi pouvaient laisser augurer d'une opération imminente contre la Syrie, a changé de ton jeudi, affirmant "ne jamais avoir dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu".

May consulte. Le gouvernement britannique n'a, lui, pas encore pris de décision sur la réponse à apporter à la récente utilisation présumée d'armes chimiques contre des civils par le gouvernement syrien, a indiqué jeudi le ministre du Brexit David Davis.

"Nous avons la preuve que la semaine dernière, (.) des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu'elles ont été utilisées par le régime de Bachar al Assad", a dit Emmanuel Macron sans plus de précisions.

Cet appel intervient à un moment où les Occidentaux semblent hésiter à frapper des installations militaires en Syrie pour punir le régime de Bachar al-Assad, qu'ils tiennent pour responsable de l'attaque chimique présumée à Douma.

Le groupe rebelle Jaich al-Islam, qui contrôlait Douma a expliqué n'avoir eu d'autre choix que d'accepter de l'évacuer après une attaque chimique présumée imputée au régime. "Mais on ne peut pas laisser aujourd'hui des régimes qui se croient tout permis, et en particulier le pire en contravention du droit international, agir", a martelé le président français.

L'armée française se prépare au scénario d'une intervention dans l'attente d'une décision politique, indiquent des sources militaires, qui soulignent la difficulté, à leur sens, de définir le cadre d'une telle opération.

Au-delà d'une possible action militaire, qui obéirait à la doctrine des "lignes rouges" à ne pas franchir qu'il avait édictée en mai 2017, Emmanuel Macron a mis en avant l'action diplomatique de la France pour "préparer la Syrie de demain".

"Nous (devons nous) assurer que le droit international est respecté et donc continuer à la table des Nations Unies (.) de tout faire pour qu'il y ait des cessez-le-feu pour les populations civiles", a-t-il dit.

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