Syrie: "Nous avons frappé avec succès toutes nos cibles" (Pentagone)

Fortes explosions entendues à Damas, entrée en action de la défense antiaérienne

Syrie: "Nous avons frappé avec succès toutes nos cibles" (Pentagone)

L'ensemble des partis centristes a réagi favorablement aux frappes de la France ordonnées par Emmanuel Macron sur la Syrie, en partenariat avec les Etats-Unis et le Royaume Uni suite à la dernière attaque chimique de Bachar Al-Assad contre sa propre population civile.

Les autorités syriennes ont accusé samedi les Occidentaux d'entraver avec leurs frappes la mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dont une équipe doit entamer samedi son enquête sur l'attaque chimique présumée.

Plusieurs fortes explosions ont été entendues samedi avant l'aube dans la capitale syrienne Damas survolée par des avions, a constaté une correspondante de l'AFP après l'annonce par le président américain Donald Trump d'une opération militaire en cours en Syrie, avec la France et la Grande-Bretagne.

Il a estimé que le sort du régime est entre les mains de Syriens.

Les voitures, décorées aux couleurs rouge, noire et blanche, ont même formé un petit embouteillage autour de la fontaine au centre de la place.

Mais l'attaque de Douma, le 7 avril dernier, a tout changé.

Le régime et l'allié russe ont toujours nié toute responsabilité, dénonçant des "fabrications" rebelles.

Il a précisé que 105 missiles avaient été lancés contre 3 cibles et que les États-Unis n'avaient pour le moment reçu aucun rapport faisait état de victimes civiles. Le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a souligné qu'il s'agissait de "frappes ponctuelles ". Les alliés ont selon le Pentagone pris soin d'éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays.

Les frappes reviennent à "insulter le président russe" Vladimir Poutine, a estimé l'ambassadeur de Russie à Washington.

Mais de l'autre côté, la Russie indique que la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles sur 103.

Le premier ministre Justin Trudeau a toutefois écarté la possibilité d'une participation canadienne aux frappes contre la Syrie.

Londres a utilisé quatre avions Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow.

Neuf avions de chasse et cinq frégates de premiers rang ont été mobilisés. Le président de la République Emmanuel Macron a précisé que les frappes françaises étaient "circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques".

Avant le lancement des frappes, le département d'Etat avait assuré avoir "la preuve" de l'utilisation d'armes chimiques par le régime Assad. La Russie, indéfectible soutien au régime de Bachar el-Assad, a fait usage à douze reprises de son veto en sept ans de conflit sur des projets de résolution au Conseil de sécurité contre la Syrie.

Moscou a violemment fustigé les frappes, affirmant que par leurs actions, les États-Unis laissaient faire les terroristes en Syrie.

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