De nouvelles frappes occidentales provoqueraient "le chaos"

Frappes en Syrie: la France utilise pour la première fois des missiles de croisière navals

La frégate français"L'Aquitaine au large de Lorient le 27 novembre 2012

"Mais l'attaque a retardé leur arrivée", a déclaré Ayman Soussan, vice-ministre syrien des Affaires étrangères, dimanche 15 avril, en direct de Damas (Syrie). Cette déclaration intervient au lendemain de l'annonce par le régime de la reprise de toutes les zones rebelles de la Ghouta orientale après l'évacuation des derniers combattants rebelles de Douma.

Les experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques vont pousuivre leur mission d'enquête sur l'attaque chimique présumée de Douma malgré les frappes aériennes occidentales ciblées lancées samedi en Syrie, a annoncé l'OIAC. Dans la nuit de vendredi à samedi, une opération militaire américaine, française et britannique a été menée contre le régime de Bachar al-Assad, en représailles au recours présumé à ces armes illégales.

Soumise à un siège asphyxiant pendant cinq ans et à des bombardements très violents du régime depuis le 18 février, la ville est ravagée.

L'intervention militaire occidentale contre la Syrie n'a pas été autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le président du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez a ainsi affirmé dans le Journal du Dimanche ne pas croire "à l'utilité de frappes punitives", jugeant que "la priorité" d'Emmanuel Macron "doit être de lutter contre les islamistes".

La Russie s'est bornée à demander la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui aura lieu à 15h00 GMT.

Il y a dès lors fort à craindre que la dictature syrienne, loin de renoncer à poursuivre l'assaut contre d'autres poches rebelles, voit dans ces frappes un paradoxal blanc-seing à des offensives excluant la seule arme chimique.

Après cet épisode aussi spectaculaire que bref, France, Etats-Unis et Royaume-Uni entendent désormais relancer la diplomatie. "Est-ce que vous m'avez entendu dire que je déclarais la guerre à Bachar al-Assad?"

Mme Haley a aussi indiqué que les États-Unis ne retireraient pas pour l'instant leurs soldats de la Syrie, la présence au pays servant aussi à surveiller les actions de l'Iran et les interventions contre Daech (le groupe armé État islamique). Au lever du soleil, plusieurs dizaines d'entre eux se sont rassemblés sur l'emblématique place des Omeyyades, au son de klaxons et de musiques patriotiques, arborant des drapeaux syriens, chantant et dansant à la gloire de Bachar al-Assad. "A la Russie de faire pression sur lui", a-t-il ajouté.

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