Frappes en Syrie: les réactions internationales sont divisées en deux blocs

Ils ont frappé une fabrique de liquide vaisselle: réactions de Syriens à la frappe occidentale

Frappes en Syrie: les réactions internationales sont divisées en deux blocs

Le chef de l'État a donc certainement longuement mûri les conséquences à court, à moyen et à long terme de son action de guerre, qu'il a voulu circonscrite à la seule capacité syrienne alléguée de production d'armes chimiques.

Par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis Anatoli Antonov, Moscou a estimé que ces frappes étaient une "insulte" au président Vladimir Poutine. Emmanuel Macron n'a sûrement pas décidé à la légère de faire participer la France à une opération punitive, principalement américaine, de bombardement de la Syrie, aux toutes premières heures du samedi 14 avril 2018.

Les chefs d'état réunis à Dhahran en Arabie Saoudite à l'occasion du sommet de la ligue arabe ont condamné l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Il prévoit de créer "un mécanisme indépendant " d'enquête et d'attribution des responsabilités "basé sur des principes d'impartialité et de professionnalisme".

Mme Haley a aussi indiqué que les États-Unis ne retireraient pas pour l'instant leurs soldats de la Syrie, la présence au pays servant aussi à surveiller les actions de l'Iran et les interventions contre Daech (le groupe armé État islamique).

Ces négociations, au point mort, doivent porter sur la gouvernance, la question constitutionnelle, les élections, le contre-terrorisme et des mesures de confiance. Etats-Unis, France et Royaume-Uni ont effectué dans la nuit de vendredi à samedi des frappes militaires contre le régime de Damas, qu'ils accusent d'avoir commis des attaques chimiques contre des civils sur le territoire syrien. Il a également souligné son opposition ferme à l'utilisation de toute arme internationalement prohibée, exigeant une enquête internationale transparente sur les allégations en matière d'attaque chimique.

C'est aujourd'hui que débute l'enquête sur l'attaque chimique en Syrie avec l'arrivée prévue des enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à Douma, près de Damas. Depuis les frappes occidentales, le ballet diplomatique a repris de plus belle au siège de l'ONU à New York pour pousser chaque partie à faire des concessions sur le dossier syrien.

En effet, estime Karim Bitar, les frappes ne devraient pas "pousser (M. Assad) à des concessions majeures tant qu'il se sent toujours fort de l'appui des Iraniens et des Russes".

"Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire", a-t-il dit.

Trop peu trop tard, pour les évacués de Douma, rencontrés par l'AFP à 400 kilomètres de chez eux, dans un camp de déplacés. "Vos agressions aggravent la situation humanitaire" en Syrie, a-t-il déclaré. Derrière George W. Bush, une grande banderole proclamait, sur fond de bannière étoilée, "Mission accomplished".

Le Pentagone a réfuté une déclaration de l'armée russe selon laquelle la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles sur 103, dénonçant une "campagne de désinformation russe ".

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