La réponse des Occidentaux à l'attaque chimique se fait attendre — Syrie

L'attaque chimique en Syrie est une

01:26 L'attaque chimique en Syrie est une"mise en scène selon Moscou

C'est aujourd'hui que débute l'enquête sur l'attaque chimique en Syrie avec l'arrivée prévue des enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à Douma, près de Damas. "Nous faciliterons l'arrivée de l'équipe où qu'elle le veuille, à Douma, pour vérifier s'il y a eu ou non utilisation de substances chimiques", avait indiqué Bachar al-Jaafari.

À noter que, malgré les frappes aériennes des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, l'OIAC, basée à La Haye, avait affirmé poursuivre sa mission d'enquête sur l'attaque chimique présumée de Douma. "Les résultats de l'enquête infirmeront les allégations mensongères" contre Damas, a ajouté le vice-ministre syrien des Affaires étrangères. Les victimes présentaient des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des brûlures de la cornée, de la mousse dans la bouche, ont-il souligné. Les Casques blancs syriens, des secouristes en zones rebelles, et l'ONG Syrian American Medical Society avaient, quant à eux, soutenu que des dizaines de personnes avaient été tuées le 7 avril à Douma dans une attaque aux "gaz toxiques" imputée par les Occidentaux au régime de Bachar Al-Assad qui dément toute responsabilité. Soumise à un siège asphyxiant pendant 5 ans et à des bombardements très violents du régime depuis le 18 février, la ville est ravagée. L'organisation avait promis, dans un communiqué, de continuer le déploiement de l'équipe d'enquêteurs en Syrie "afin d'établir les faits relatifs aux allégations d'utilisation d'armes chimiques".

Une responsable de l'administration américaine a précisé samedi que les Etats-Unis avaient des informations "plus claires" sur une utilisation de chlore mais aussi "des informations significatives" sur un usage de sarin. Une semaine après l'attaque, certains produits chimiques ont probablement été déplacés. Les Russes ont condamné "un acte d'agression à l'encontre d'un Etat souverain", mais échoué à obtenir une condamnation du Conseil de sécurité de l'ONU.

"À l'heure actuelle, quand la lutte des autorités syriennes contre les djihadistes s'est pratiquement achevée par la victoire des troupes gouvernementales, Damas n'avait évidemment aucune raison pour utiliser une arme chimique et ce, d'autant plus que la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ne cessaient de le menacer d'une riposte ferme dans le cas d'une telle démarche", a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

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