L'Algérie regrette les frappes occidentales contre la Syrie

Trump prévient la Russie : Washington va frapper la Syrie !

L'Algérie regrette les frappes occidentales contre la Syrie

Et si le recours présumé à l'arme chimique provoque régulièrement un tollé international, ce n'est pas cet arsenal qui a permis au pouvoir de Damas de multiplier les victoires.

Bashar a écrasé les terroristes par des armements conventionnels et par l'aide de ses alliés et n'a nul besoin d'utiliser des armes chimiques à supposer qu'il en possède encore. "Il n'a pas d'états d'âme à la mettre dans l'embarras et à la compromettre davantage avec lui", souligne le géographe Fabrice Balanche. Cela à l'occasion d'un forum économique. "Ankara pourrait légitimement arguer des accords d'Astana, établissant les zones de désescalade, celle d'Idleb étant sous responsabilité turque", estime M. Théron.

"Paris a pour sa part insisté hier sur la nécessité d'un dialogue avec Moscou". Moscou a notamment voté des résolutions pour permettre l'accès de l'aide humanitaire en Syrie et pour la mise en place de cessez-le-feu.

Ne plus jamais revoir ces images d'enfants syriens suffoquant, de populations terrorisées.

"Comment encore imaginer que l'avenir de la Syrie puisse passer par Bachar El Assad - même s'il peut donner l'impression d'avoir gagné sur le terrain militaire - alors même qu'il massacre sa population avec des armes chimiques?"

Il est toutefois possible de douter de l'impact concret que pourraient avoir les déclarations françaises sur le Kremlin.

À noter que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence samedi à 17h à la demande de la Russie. "Il y avait une volonté occidentale d'éviter l'escalade et le conflit généralisé", souligne-t-il. "Elle est " conforme aux engagements pris " depuis mai dernier, ajoute le président".

350 000 morts d'Assad " sont d'ailleurs une désinformation en soi puisque l'Observatoire syrien des droits de l'Homme a lui-même reconnu que la moitié à peu près des massacres sont imputables aux " rebelles " syriens qui sont depuis 2014 dans l'écrasante majorité des jihadistes et milices islamistes ultra-radicales parrainés par le Qatar, la Turquie, l'Arabie saoudite ou d'inspiration Frères musulmans.

"Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d'utilisation d'armes chimiques contraires à tout le droit international" et "nous n'avons eu aucun dommages collatéraux à l'égard des Russes", a poursuivi le chef de l'Etat. Les États-Unis disposent de 2 000 soldats en Syrie pour lutter contre l'organisation jihadiste et dirigent une coalition aux côtés des Forces démocratiques syriennes, majoritairement composées de combattants kurdes. Le président français a révélé avoir convaincu Donald Trump à ne pas se désengager en Syrie ajoutant l'avoir également "persuadé qu'il fallait limiter ces frappes aux armes chimiques ": " Alors qu'il y avait un emballement par voie de tweet qui ne vous ont pas échappé ". Celui-ci a prétendu détenir la preuve de l'implication du régime syrien dans l'attaque chimique de Douma.

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