L'enquête sur l'attaque chimique présumée débute — Syrie

La France a participé aux opérations

La France a participé aux opérations

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a annoncé que les Etats-Unis prendraient dès lundi de nouvelles sanctions contre la Russie en lien avec l'utilisation présumée d'armes chimiques par le régime syrien. "Nous l'avons convaincu qu'il fallait limiter ces frappes aux armes chimiques alors qu'il y avait un emballement médiatique par voie de tweets", une allusion aux déclarations belliqueuses du président américain, notamment contre les forces russes présentes en Syrie. Une politique française de dialogue qui se traduit dans la volonté d'Emmanuel Macron de "convaincre" les Russes et les Turcs de venir à la table des négociations après les frappes occidentales sur la Syrie.

Il a aussi assuré que les partenaires occidentaux ont " regagné de la crédibilité au regard des Russes " après les récentes frappes menées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France en représailles à une attaque chimique présumée sur Douma, imputée au régime de Damas. "La France discute et elle convainc", a affirmé Emmanuel Macron. La ville de Douma, où se serait produit l'attaque aux gaz toxiques du 7 avril, est située dans la Ghouta orientale, une région aux portes de la capitale syrienne, désormais "nettoyée" de tous ses rebelles, a annoncé l'armée syrienne samedi."Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression Les résultats de l'enquête infirmeront les allégations mensongères" contre Damas, a assuré le vice-ministre syrien. Le régime a démenti toute implication dans cette attaque qui a fait au moins 40 morts et des centaines de blessés, selon les secouristes en zones rebelles, les Casques blancs. Les victimes présentaient des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des brûlures de la cornée, de la mousse dans la bouche, ont-il souligné. Les derniers combattants rebelles de Douma, ainsi que des civils ont été évacués samedi dans le cadre d'un accord de reddition signé le 9 avril, deux jours après l'attaque chimique présumée. Soumise à un siège asphyxiant pendant 5 ans et à des bombardements très violents du régime depuis le 18 février, la ville est ravagée.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné dimanche l'utilisation "criminelle" d'armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale, a annoncé le ministre saoudien des Affaires étrangères.

Une responsable de l'administration américaine a notamment précisé que les Etats-Unis avaient des informations "plus claires" sur une utilisation de chlore mais aussi "des informations significatives" sur un usage de sarin. Le choix de cette expression est lourde de sens aux États-Unis depuis que George Bush l'avait prématurément utilisée en 2003, au début de la guerre en Irak.

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