Les frappes militaires sur la Syrie ont cessé

"Nous ne cherchons pas à intervenir dans le conflit en Syrie mais nous ne pouvons permettre de telles violations des lois internationales", a déclaré une porte-parole du Pentagone, Dana White, au cours d'une conférence de presse.

"Mais " la France et ses alliés n'ont pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad", assure Emmanuel Macron, qui défend la " légitimité " de l'action française: "il parle d'un " acte de représailles ", décidé " dans le respect du droit international ".

"Notre stratégie syrienne n'a pas changé", a martelé samedi l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

Le président français Emmanuel Macron a estimé dimanche que les frappes occidentales contre le régime de Damas avaient été un succès militaire, mais qu'elles ne constituaient pas une déclaration de guerre à la Syrie, d'où, a-t-il dit, il a convaincu Donald Trump de ne pas retirer les troupes américaines.

Le projet de résolution des trois pays qui ont mené les frappes "exige des autorités syriennes qu'elles s'engagent dans des négociations inter-syriennes de bonne foi, de manière constructive et sans préalables " en application des dernières discussions menées à Genève le 3 mars.

Poutine et Rouhani discutaient de la situation en Syrie après que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne aient lancé des attaques coordonnées sur les installations chimiques présumées de la Syrie. Il a également souligné son opposition ferme à l'utilisation de toute arme internationalement prohibée, exigeant une enquête internationale transparente sur les allégations en matière d'attaque chimique. Une attaque alléguée aux gaz toxiques il y a un peu plus d'une semaine dans la ville de Douma a fait plus de 40 morts, selon des secouristes et des activistes de l'opposition.

Le régime et l'allié russe ont toujours nié toute responsabilité, dénonçant des "fabrications" rebelles.

Tout en jugeant "légitimes" les frappes du week-end, le président du Council on Foreign Relations Richard Haass constate sur Twitter qu'il "n'y a pas de changement visible dans la politique américaine à l'égard de la Syrie".

Bachar al-Assad a pris la parole, dimanche, devant un groupe de politiciens russes en visite. De nombreuses sources ont en outre rapporté que, malgré son feu vert pour le lancement de l'opération en réponse à l'attaque chimique présumée à Douma, le locataire de la Maison-Blanche n'avait pas pour autant défini une ligne directrice stratégique sur le dossier syrien.

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