Les principales déclarations d'Emmanuel Macron sur les questions économiques — EN VIDÉO

Interview présidentielle: Macron attendu sur les dossiers chauds dimanche soir

Ce soir l’exercice face à Edwy Plenel et Jean Jacques Bourdin sera bien moins simple que face à Jean Pierre Pernaut jeudi. afp

Emmanuel Macron est l'invité de BFMTV, RMC et Mediapart ce dimanche soir.

"Je ressens comme vous les injustices", a insisté Emmanuel Macron face aux questions insistantes des deux interviewers sur les réformes économiques et sociales prises depuis un an, pour lesquelles il est qualifié de "président des riches" par ses opposants.

Durant plus de deux heures, le président a été soumis à un flot de questions, dont certaines ressemblaient aux interpellations d'un débat et non d'un entretien, de Jean-Jacques Bourdin (BFMTV et RMC) et Edwy Plenel (Mediapart).

C'est la première fois depuis son élection en mai 2017 qu'Emmanuel Macron ordonne une opération militaire d'envergure. La chaîne précise en effet qu'il n'y aura "ni sujets vidéos, ni interpellation de Français " au cours de ces deux heures d'échanges. "L'interview aura lieu dans le Palais de Chaillot à Paris".

Les frappes contre le régime en Syrie ont bouleversé le menu Emmanuel Macron.

Durant tout l'entretien, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ont débuté leurs questions par "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le président", marquant ainsi une rupture avec les usages des entretiens présidentiels des dernières décennies. Il va pouvoir expliquer sa décision d'intervenir aux côtés de Washington et Londres et répondre aux premières critiques. Les raids menés avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont visé des sites liés au programme d'armement chimique syrien, et ouvert un nouvel épisode de tensions avec la Russie, où Macron doit toujours se rendre fin mai. Le chef de l'Etat parlera bien entendu de la grève des cheminots, de la grève des étudiants, de la Syrie, "mais ce sera surtout une interview bilan du mode de présidence Macron", souligne Hervé Béroud.

A l'inverse, dans l'actualité nationale, "il y a certains sujets sur lesquels nous ne reviendront pas, comme les 80 km/h sur les routes", le président s'étant déjà largement exprimé là-dessus jeudi, dit-il. Ou encore le controversé projet de loi sur l'asile et l'immigration, débattu à partir de lundi à l'Assemblée et suscitant des réticences jusque dans les rangs LREM. "On n'écoute plus les réponses, on attend les questions", a tweeté Jean-Luc Mélenchon (LFI). "L'interview est prometteuse et on va tout faire pour qu'elle tienne ses promesses", conclut Hervé Beroud.

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