Notre opération militaire en Syrie était légitime — Macron

Samedi, un haut responsable de la Maison-Blanche a insisté sur le fait que Washington privilégiait désormais la voie diplomatique: "Nous allons continuer à travailler avec nos alliés (...) pour déterminer le meilleur éventail de mesures économiques, politiques et diplomatiques pour nous assurer que non seulement le régime syrien, mais aussi les autres pays à travers le monde - et cela inclut la Russie - (...) comprennent que l'utilisation d'armes chimiques ne sera pas tolérée par la communauté internationale".

Cette déclaration intervient au lendemain de l'annonce par le régime de la reprise de toutes les zones rebelles de la Ghouta orientale après l'évacuation des derniers combattants rebelles de Douma.

Récusant toute action illégale en réaction de l'attaque à l'arme chimique le 7 avril à Douma, imputée au régime syrien, le président français a justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad, en affirmant que "c'est la communauté internationale qui est intervenue".

"Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression (de la part des autorités). Les résultats de l'enquête infirmeront les allégations mensongères" contre Damas, a-t-il ajouté.

Les frappes ont notamment ciblé des installations de stockage et un et centre de recherches chimiques, selon les Etats-Unis.

Nikki Haley, l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, a affirmé que la Maison-Blanche annoncerait ce lundi un nouveau round de sanctions contre la Russie: "Elles concerneront les compagnies qui fournissaient de l'équipement lié à Assad et à l'utilisation d'armes chimiques".

"Le bâtiment était un lieu de travail où les experts de l'OIAC en Syrie accomplissaient leur mission. Utilisons-là souvent!", a-t-il lancé.

"Ils ont montré qu'ils étaient au-dessus du droit international et de la Charte des Nations unies, et ils ont montré qu'ils étaient faibles, et ils ne sont pas des super puissances", a souligné Bassam Abu Abdallah. "Nous avons obtenu des preuves que du chlore, des armes chimiques, avaient été utilisées" et qu'elles "pouvaient être attribuées au régime syrien".

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit "maintenant reprendre, dans l'unité, l'initiative", avait estimé samedi le président français.

Dernières nouvelles