SNCF, réformes : sur TF1, Macron monte au créneau face aux contestations

Le discours d'Emmanuel Macron face aux évêques de France pourrait changer la donne

SNCF, réformes : sur TF1, Macron monte au créneau face aux contestations

C'est pourtant le sens de la périlleuse exhortation émise par Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques de France, sous la nef du prestigieux collège parisien des Bernardins.

Il a promis qu'il allait prendre des décisions " en temps voulu", au moment " le plus utile et efficace ".

En tout, le groupe TF1 a fait état dans un communiqué d'une audience cumulée (c'est à dire l'ensemble des téléspectateurs qui ont été captés "au moins une fois pendant l'entretien sur TF1 et sur LCI") de 10,7 millions de personnes, alors qu'en octobre, il avait évoqué un total de 11,4 millions de personnes sur TF1, LCI et ses plateformes numériques. Je dis aux syndicats: "n'ayez pas de craintes illégitimes". Pendant plus d'une heure de cet entretien délocalisé dans l'école primaire de Berd'huis, Emmanuel Macron est apparu confiant, énergique et déterminé, faisant œuvre de pédagogie sur les grands dossiers qui agitent l'Hexagone. "Les cheminots d'aujourd'hui resteront cheminots".

Le chef de l'Etat a notamment été interrogé sur l'emploi, la ruralité, les 80Km/h, les retraités ou encore la réforme de la SNCF. Pas en se réfugiant dans le pia-pia d'un chef de bureau du ministère des Finances, comme le faisait avec délice son prédécesseur pour justifier dans le détail ses coups de matraque fiscale et sa délectation pour la redistribution. "Je vous ai demandé un effort, donc je vous en remercie", répète-t-il. "Je veux vraiment rendre hommage à tous les personnels soignants, les médecins, les infirmières, les aides soignantes, celles qui travaillent dans les ehpad (établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes, ndlr). Ils vivent tous la mort au quotidien, nous leur devons quelque chose dans la société", a-t-il déclaré. "On rentra transparent les résultats, si ça ne marchera pas on va arrêter". Et de conclure: "Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille". Sur ce point, il a aussi rappelé qu'ils bénéficieront dès novembre des premiers effets de la suppression de la taxe d'habitation. Un de buts d'une potentielle intervention serait donc "d'enlever les moyens d'intervention chimique" mais aussi de "prévoir une transition démocratique" qui serait plus représentative des diverses populations du pays. Ce fut le cas pour des mosquées à Sartrouville, Aix et Marseille.

Le président français va tenter de convaincre l'opinion publique du bienfait de ses réformes.

Concernant la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes départementales, mesure impopulaire s'il en est, le président a précisé qu'il s'agissait en fait d' "une expérimentation à taille réelle" à partir du 1er juillet, et "pendant deux ans".

Au plan international, Emmanuel Macron devrait s'expliquer sur ses intentions en Syrie, où l'utilisation d'armes chimiques pourrait déclencher des frappes, en coordination avc les Etats-Unis. Selon un sondage Elabe diffusé samedi, deux sondés sur trois (67%) jugent que la politique menée depuis un an par le président de la République est "favorable aux plus aisés".

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