Syrie: opération réussie sur le plan militaire selon Emmanuel Macron

ACTUALITESINTERNATIONALINTERNATIONAL: Etats-Unis Grande Bretagne et France ont bombardé la Syrie 14 avril 20180

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Le Royaume du Maroc déplore la dégradation de la situation au Moyen-Orient, et notamment l'escalade militaire de vendredi dernier en Syrie, indique un Communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI). "Je veux d'abord ici rendre hommage à nos soldats et notre armée, l'opération (a été) parfaitement conduite.", a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron a aussi confirmé que l'État reprendrait "progressivement" une partie de la dette de la SNCF "à partir du 1er janvier 2020" quand le groupe serait réformé, sans toutefois avancer de montant. "Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire", s'est félicité le président, en référence aux frappes réalisées samedi par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

Pour autant, ces frappes ne sont pas une déclaration de guerre à la Syrie, a-t-il souligné, rappelant la volonté française de trouver une solution politique "inclusive" pour sortir de ce conflit vieux de sept ans, laissant comprendre qu'il ne souhaite pas, dans l'immédiat, un départ de Bachar al-Assad. Aux Nations unies, elle a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité mais a échoué à faire voter sa résolution condamnant "l'agression" armée contre Damas, son représentant Vassily Nebenzia fustigeant "le néo-colonialisme" des Etats-Unis et de leurs deux alliés.

"Vous avez trois membres permanents du Conseil de sécurité (de l'ONU) qui sont intervenus", "dans le cadre strict de cette légitimité internationale" du fait du non-respect de l'interdiction des armes chimiques, et "sans déclarer la guerre au régime de Bachar al-Assad", a appuyé M. Macron.

Le président français a dit qu'il avait pour objectif de "parler avec tout le monde": "Mon objectif, c'est de pouvoir au moins convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de cette table de négociation".

Il l'aurait par ailleurs persuadé de limiter l'envergure des dernières attaques. "Il y a 10 jours, le président Trump disait les Etats-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (.), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée", a-t-il déclaré.

Les frappes menées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie ont illustré la faiblesse de ces pays, a fait savoir à Sputnik Bassam Abu Abdallah, directeur du Centre des études stratégiques à l'Université de Damas.

Après la reconquête de la France populaire en direct d'une salle de classe, le président, interrogé par les offensifs Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, s'est attaqué à séduire les actifs et urbains. Mais MM. Poutine et Rohani ont estimé hier " que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d'un règlement politique en Syrie ".

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