Un projet de résolution russe mis en échec à l'Onu — Syrie

Frappes en Syrie: l'ONU appelle les Etats à la retenue et à éviter l'escalade

À l'ONU, la Russie échoue à faire condamner les frappes occidentales en Syrie

Les négociations sur ce texte, rédigé par la France, doivent débuter lundi, selon des sources diplomatiques.

C'est la première fois qu'un texte regroupant les aspects chimique, humanitaire et politique du conflit, qui dure depuis plus de sept ans, est proposé au Conseil de sécurité.

"La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont remis samedi à leurs 12 partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution sur la Syrie à plusieurs facettes - chimique, humanitaire et politique -, incluant la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur l'emploi d'armes chimiques", selon des diplomates cités par l'agence de presse française.

"Au moment où il a ordonné l'attaque chimique du 7 avril, le régime syrien savait parfaitement à quoi il s'exposait". La grande majorité de ces membres a voté contre le projet de résolution soumis aujourd'hui par la Russie au Conseil de Sécurité de l'Onu. "Il prévoit de créer " un mécanisme indépendant " d'enquête et d'attribution des responsabilités " basé sur des principes d'impartialité et de professionnalisme ".

Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d'infrastructures militaires de la Syrie.

Il demande aussi à la Syrie de coopérer pleinement avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Obtenir un "cessez-le feu durable".

Le chef de l'ONU a aussi appelé "tous les Etats membres à faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tout acte qui pourrait aggraver la situation et les souffrances du peuple syrien", a-t-il ajouté en allusion à la Russie.

En matière politique, enfin, le projet " exige des autorités syriennes qu'elles s'engagent dans des négociations intersyriennes de bonne foi, de manière constructive et sans préconditions " en application des dernières discussions menées à Genève le 3 mars.

Le projet de texte réclame enfin au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, de rendre compte de son application dans les 15 jours suivant son adoption.

"J'exhorte le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités et à combler cette lacune".

Depuis le début de l'année, le Conseil de sécurité ne s'est montré unanime qu'à une seule reprise concernant la Syrie, pour exiger un cessez-le-feu qui n'a jamais été appliqué.

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