Damas demande transparence, impartialité et exactitude aux enquêteurs de l'OIAC — Syrie/armes chimiques

Donald Trump se réjouit des frappes en Syrie et remercie les alliés français et britanniques

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La mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) n'a pas encore eu accès à la ville syrienne de Douma, selon le Royaume-Uni.

Lundi 16 avril 2018, Fayçal Meqdad, vice-ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, affirmait que la Syrie allait "coopérer et fournir toutes les facilités nécessaires à la délégation d'enquête de l'OIAC pour qu'elle accomplisse sa mission".

Il n'était en revanche pas confirmé que les experts se soient rendus sur place, à Douma.

"Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression. Ils résistent aux mensonges les plus grossiers et aux dénégations les plus absurdes", a-t-il lâché, ajoutant qu'il n'y avait plus de doutes: "la Syrie a conservé un programme chimique clandestin depuis 2013".

La Chine s'est rangée à l'avis des pays qui ont dénoncé les frappes des États-Unis et de leurs alliés réalisées sous le prétexte de la lutte contre les armes chimiques en Syrie. En 2017, une mission d'enquête conjointe avec l'ONU avait toutefois conclu que Damas avait utilisé du sarin, puissant gaz neurotoxique, à Khan Cheikhoun (nord-ouest) dans une attaque où 80 personnes avaient péri. L'un d'entre eux consistait ainsi à bombarder en plus des bases du régime syrien, des bases russes et iraniennes. Cette déclaration intervient au lendemain de l'annonce par le régime de la reprise de toutes les zones rebelles de la Ghouta orientale après l'évacuation des derniers combattants rebelles de Douma.

La région est désormais " nettoyée " de tous les insurgés, a annoncé l'armée syrienne. De son côté, la France plaide pour une relance diplomatique sur le dossier syrien, notamment via une nouvelle résolution aux Nations Unies, alors que le président américain n'a pas renoncé à un désengagement militaire rapide sur ce théâtre. "Mon objectif, c'est de pouvoir au moins convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de cette table de négociation", a-t-il déclaré, après avoir affirmé avoir convaincu Donald Trump, qui avait manifesté sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie, de "rester dans la durée" pour lutter contre Daech.

Les dirigeants du monde entier ont partagé leur souhait de voir une désescalade du conflit en cours en Syrie à travers une résolution politique.

Selon lui, son régime et la Russie mènent "une seule et même bataille, non seulement contre le terrorisme, mais aussi pour protéger le droit international fondé sur le respect de la souveraineté des États ".

" Nous appuyons cette responsabilité assumée par nos alliés américains, britanniques et français qui sont des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU " rapporte Merkel.

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