Les autorités sanitaires donnent l'alerte — Overdoses de GHB

Depuis la fin 2017 le GBL a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans dans des établissements de nuit parisiens

Une nouvelle drogue fait des ravages dans les boîtes de nuit parisiennes

"On va mettre au point un groupe de travail sur le juridique pour voir si on peut limiter la vente libre de ces produits, indique Michel Delpuech, le préfet de police de Paris au terme d'une réunion, lundi, avec les autorités sanitaires et les représentants des établissements de nuit".

Et de rappeler que le 10 mars dernier, au " Petit Bain " (XIIIe arrondissement), la soirée a viré au drame lorsque deux jeunes sont tombés dans le coma après avoir ingéré des liquides dans des bouteilles ne leur appartenant pas. L'un d'eux est récemment décédé. La préfecture de Paris a ainsi recensé dix cas d'overdoses au GBL dans les établissements de nuit au cours des trois derniers mois Autant que pour toute l'année 2017.

"Face à la recrudescence des incidents dramatiques et à une " situation qu'ils ne pouvaient gérer seuls", les professionnels de la nuit réunis dans le Collectif Action Nuit avaient demandé " de l'aide " aux pouvoirs publics, dans un communiqué diffusé le 22 mars.

Il souhaite également, d'ici l'été, bâtir un "plan d'action partenariale" avec les professionnels, demandeurs "de formation, de sensibilisation et de bonnes pratiques", et plus largement sensibiliser le grand public aux dangers de la GBL. A cet égard, le préfet a relevé que les comas causés par le GBL ne se limitent pas aux lieux festifs mais débordent aussi dans la sphère privée.

"On est sur un rythme de 50 à 100 comas par an", dans la capitale a expliqué Michel Delpuech.

Ce sont trois lettres qui font des ravages chez les jeunes, GHB, plus communément appelée drogue du violeur.

"Ça a un effet euphorisant, relaxant, désinhibant", raconte à visage caché Sylvain un consommateur de GBL depuis une dizaine d'années.

L'usage de cette drogue, qui se trouve facilement sur internet, se répand chez les jeunes en quête d'euphorie et de bien-être, selon l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT).

Cette drogue-phénomène inquiète les patrons de bars et de discothèques.

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