Mission mobilisée en Syrie, réunion à La Haye — Attaque chimique présumée

Le centre de recherche scientifique à Barzeh

Les bases d’où ont été effectués les raids occidentaux contre la Syrie révélées Sputnik. Hassan Hashem

Entre les deux: les membres de l'Otan, dont beaucoup sont partagés sur les frappes. Ces frappes ont visé le principal centre de recherche chimique et deux sites de production.

"Bien sûr qu'ils sont complices, ils n'ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l'incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l'utilisation d'arme chimique", a-t-il souligné. L'UE répète que toute solution durable au conflit requiert une véritable transition politique conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et au communiqué de Genève de 2012 négocié par les parties syriennes dans le cadre du processus de Genève mené sous l'égide des Nations unies.

"Dénonçant une campagne occidentale de " tromperie et de mensonges", le président Assad a affirmé que " l'agression tripartite " montrait que " la Syrie et la Russie menaient une seule et même bataille, non seulement contre le terrorisme mais aussi pour protéger le droit international fondé sur le respect de la souveraineté des Etats ". Il a rappelé la volonté de Paris de trouver une solution politique à la guerre en Syrie, regroupant tous les acteurs de la crise.

Selon le politologue, l'action militaire coordonnée des trois pays alliés n'est "qu'une réaction" et ne comporte "aucune stratégie" à long-terme. Il a ajouté avoir convaincu M. Trump de ne pas retirer les troupes américaines de Syrie. C'est aux lendemains des premières frappes aériennes menées ce samedi 14 avril 2018 par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni en réponses à l'utilisation présumée d'arme chimique dans la ville Syrienne de Douma, le 7 avril dernier. La priorité est de permettre à l'Oiac "d'achever le démantèlement du programme" chimique syrien, a insisté la France.

Ces faits interviennent trois jours après des frappes occidentales menées en représailles à une attaque chimique présumée qui fait l'objet d'une enquête de l'OIAC dont les enquêteurs sont attendus mercredi à Douma. Mais les 28 étaient divisés quant à l'option militaire.

Alexandre Choulguine a également estimé que cette attaque portait la patte de "certaines ONG pseudo-humanitaires" acquises à la cause des opposants au gouvernement syrien. La veille des frappes, le président russe avait mis en garde contre tout acte "irréfléchi et dangereux en Syrie", qui pourrait avoir des "conséquences imprévisibles".

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