Pas d'accord à l'Onu pour condamner les frappes occidentales en Syrie

L’ambassadeur français à l’ONU Francois Delattre prenant la parole durant une réunion du conseil de sécurité de l’ONU sur les frappes menées en Syrie par la France le Royaume Uni et les États-Unis le 14 avril 2018

L'Onu rejette la proposition russe de condamnation des frappes en Syrie

Selon une source diplomatique française, la France compte avec son projet pousser en faveur de la création d'un mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques, favoriser un accès humanitaire sans limite et obtenir une nouvelle dynamique du processus de paix engagé à Genève. "Il prévoit de créer " un mécanisme indépendant " d'enquête et d'attribution des responsabilités " basé sur des principes d'impartialité et de professionnalisme ". La première cible comprenait le Centre d'études et de recherche scientifique de la Syrie à l'aéroport al-Mazzah à Damas, la deuxième est une installation de stockage présumé d'armes chimiques à l'Ouest de Homs en Syrie, et le troisième, un site de stockage présumé de matériel d'armes chimiques et poste de commandement, également près de Homs, d'après le chef de l'ONU.

Dans le domaine de l'aide humanitaire, le texte commence par réclamer qu'un " cessez-le-feu durable " soit instauré et que tous les États membres usent de leur influence pour son application. Ces négociations, au point mort, doivent porter sur la gouvernance, la question constitutionnelle, les élections, le contre-terrorisme et des mesures de confiance.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé samedi tous les Etats membres à faire preuve de retenue et à s'abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade après les frappes occidentales contre la Syrie.

Devant le Conseil de sécurité, l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia avait vivement dénoncé les attaques occidentales. "Vos agressions aggravent la situation humanitaire" en Syrie, a-t-il déploré.

"Le projet de texte, de cinq paragraphes, faisait part d'une " grande inquiétude " face à " l'agression " contre un Etat souverain, qui viole, selon Moscou, " le droit international et la Charte des Nations unies ".

Les trois pays ont indiqué qu'ils visaient les capacités d'armes chimiques du gouvernement syrien et pour dissuader leur utilisation future, a déclaré M. Guterres.

Malgré ces frappes, l'armée syrienne a annoncé samedi avoir repris intégralement l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, près de Damas après l'évacuation des derniers insurgés de la ville de Douma, au terme d'une offensive dévastatrice de près de deux mois.

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