Un maire communiste français empêché d'entrer en Israël

Gennevilliers: le maire communiste refoulé à la frontière avec Israël

Gennevilliers: le maire communiste refoulé à la frontière avec Israël

Le maire communiste français de Gennevilliers, en banlieue parisienne, s'est vu interdire ce 16 avril l'accès au territoire israélien en raison de son soutien au boycott d'Israël, ont annoncé les ministères de l'Intérieur et des Affaires Stratégiques du pays. "Dans la mesure où il s'agit de quelqu'un qui soutient le BDS [mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël] il a été décidé de ne pas l'autoriser à se rendre en Israël", a précisé un communiqué des deux ministères.

Le ministre des Affaires stratégiques et de la sécurité intérieure Gilad Erdan, a pour sa part souligné que l'interdiction d'entrée en Israël était appliquée d'autant plus sévèrement que ceux qui "appellent à un boycott exercent des fonctions officielles".

Le maire des Hauts-de-Seine a ainsi été refoulé à la frontière entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée par les autorités israéliennes. "Il explique s'être vu " notifier par Israël son empêchement d'aller à Jérusalem " après " six heures de rétention et six d'interrogatoire ".

"Les raisons invoquées" pour justifier ce refus "sont la connaissance de Palestiniens, le soutien aux prisonniers politiques", affirme-t-il. Leclerc, dont le déplacement s'inscrivait dans le suivi de la mise en œuvre de projets de coopération décentralisée engagés dans les Territoires palestiniens, a bénéficié de l'assistance de l'ambassade de France à Tel Aviv et du consulat général de France à Jérusalem.

" Cette situation marque un raidissement de la position de l'Etat d'Israël à l'égard de celles et ceux qui agissent pour le droit des Palestiniens à disposer d'un État libre et indépendant ", dénonce t-il dans son communiqué. Le gouvernement a ensuite publié en janvier une liste d'une vingtaine d'organisations dont les membres sont interdits d'entrée en Israël, dont onze européennes, comme BDS France, Palestine Solidarity Campaign ou l'Association France-Palestine Solidarité. "Devant le refus d'Israël de respecter les différentes résolutions de l'ONU, la France doit reconnaître officiellement l'Etat de Palestine", conclu t-il.

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