Une démonstration militaire au-delà des cibles chimiques — En Syrie

La France a participé aux opérations

La France a participé aux opérations

Cette réunion a été convoquée après l'attaque chimique présumée du 7 avril contre la ville de Douma, qui a entraîné une semaine plus tard des frappes occidentales ciblées. Une équipe d'experts dépêchée par l'OIAC a débuté dimanche une enquête sur place. "On dit qu'il y a des armes chimiques en Syrie, mais c'est tout faux", a fait valoir Moun Zerre, un immigrant d'origine syrienne qui demeure à Montréal depuis 2010 avec sa femme et ses trois enfants.

Au lendemain des frappes contre l'arsenal chimique syrien à Damas et à Homs, la France a-t-elle signé son retour parmi les grandes puissances diplomatiques et militaires?

Les ambassadeurs russe et français sont arrivés ce lundi matin au siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye pour une réunion d'urgence consacrée à la Syrie. Le texte inclut notamment la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur l'emploi d'armes chimiques.

Les pays occidentaux tiennent le gouvernement du président syrien Bachar al Assad pour responsable de l'attaque chimique de Douma, qui aurait fait des dizaines de morts. Et les sites pris pour cibles étaient "complètement vides", a assuré l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), précisant que "les forces présentes avaient été évacuées". "La conclusion pour moi, c'est que ces frappes ne changent rien".

Le président américain, Donald Trump, a tenu parole, et assez rapidement, en larguant des bombes sur Damas, mais c'est sa dernière cartouche, en en croire le président russe, Vladimir Poutine. Un échec: seules la Chine et la Bolivie ont suivi la Russie, ce que l'ambassadeur français François Delattre interprète auprès du Monde comme "un message clair sur la compréhension par les membres du Conseil de sécurité des circonstances, des motivations et des objectifs de nos actions d'hier".

La France et les Etats-Unis sont en phase sur le fait que leur engagement militaire en Syrie "se terminera le jour où la guerre contre Daech sera parachevée", a déclaré lundi Emmanuel Macron. "Nous craignons qu'ils l'aient maquillé dans le but de contrarier les efforts de la mission d'enquête de l'OIAC pour mener des investigations efficaces", a-t-il poursuivi.

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