Une djihadiste française condamnée à la perpétuité pour appartenance à l'EI — Irak

Jihadistes Irak

Une image mise en ligne le 14 juin 2014 sur un

Alors qu'Emmanuel Macron s'est exprimé dimanche soir sur BFM TV, répondant aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, quant au sort des Français jugés en Irak, nous apprenons aujourd'hui la peine attribuée à la jihadiste française, Djamilah Boutoutaou, âgée de 29 ans, qui a été condamnée par la Cour pénale de Bagdad à la prison à perpétuité. "Un avocat irakien a été commis d'office pour l'assister, dans une totale ignorance du dossier et de sa situation", regrettent-ils. Ils demandent aux autorités françaises le rapatriement en France de Djamila Boutoutaou et de son enfant, "dès lors que la condamnation sera définitive". Djamila Boutoutaou est revenue sur son parcours, racontant qu'étant d'origine algérienne, elle s'est "convertie à l'Islam", alors qu'elle était de religion chrétienne. Elle permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'État islamique et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe djihadiste même pour des non-combattants. L'intéressée, qui a clamé son innocence et celle de ses enfants, victimes malgré eux de l'État islamique, a plaidé avoir été dupée par son mari, tué par la suite près de Mossoul.

" Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai decouvert que mon mari était un jihadiste". En 2017 toutefois, les forces irakiennes ont repris l'ensemble des zones peuplées tenues par l'EI. Elle explique alors que son "fils Abdallah a été tué dans un bombardement" à ce moment-là.

Une autre Française attend d'être jugée en Irak. Mais ses liens présumés avec Daech ont interpellé la justice irakienne qui a décidé de faire appel et de la poursuivre pour "appartenance à une organisation terroriste".

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