Bercy répond — Scandale des impôts

Un résultat effrayant au vu de la masse de données

Un résultat effrayant au vu de la masse de données.- 123RF

D'autant plus que la déclaration en ligne est désormais obligatoire pour tous les contribuables percevant plus de 15.000 euros de revenus par an et équipés d'un accès internet.

Du coup, les internautes ne peuvent pas contourner les cookies distribués par le biais de la vidéo, des coolies permettant de recueillir de précieuses données comme l'adresse IP, le type de navigateur ainsi que la date et l'heure de la connexion. Selon Bercy, la vidéo qui présente la réforme du prélèvement à la source sur le site impots.gouv.fr, hébergée sur YouTube, ne présente aucun risque pour la confidentialité des données fiscales des usagers. Une mesure que Google ne cache pas.

Et comme le dispositif impliquait l'utilisation d'un cookie, ceux qui disposent d'une extension pour les bloquer se retrouvaient dans l'impossibilité d'accéder à leur espace personnel, avec une vidéo qui se joue en boucle. "Nous mettons à la disposition des annonceurs des données anonymes et agrégées afin qu'ils puissent proposer des annonces publicitaires pertinentes et utiles", ajoute-t-il.

Un échange de bons procédés utilisé "comme beaucoup d'autres éditeurs le font pour financer leurs services, proposés gratuitement à tout le monde".

De nombreux internautes ont dénoncé un passage en force de l'administration fiscale.

- Préférer publier la vidéo sur le site français Dailymotion ou encore mieux, sur le site PeerTube, qui ne récolte aucune donnée. Mais voilà, chose étrange, du moins pour les contribuables, une vidéo est lancée automatiquement avant de pouvoir accéder à la déclaration. En effet, un cookie est déposé sur votre ordinateur et permet de ne pas revoir la vidéo à chaque visite.

Bien évidemment, certains n'ont pas apprécié être obligés de regarder une vidéo pour pouvoir déclarer leurs revenus. L'objectif est atteint pour la DGFiP, puisque le visionnage à marche forcée a permis de d'ores et déjà cumuler 4,5 millions de vues au 17 avril. Un système qui a tendance à faire fuir les internautes, sauf que cette fois, le service est public et la vidéo hébergée chez une entreprise privée. Et lorsque sur Twitter, un internaute pointe du doigt ce processus, le compte officiel des Finances Publiques réplique en déclarant que si la vidéo est obligatoire, c'est parce que les citoyens ne se sentent pas assez informés.

Il convient de rappeler que les nouvelles règles édictées par le nouveau standard législatif européen en matière de protection des données personnelles en l'occurrence le RGPD entreront en vigueur le 25 mai 2018.

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